2 min de lecture Canada

Canada : un kayakiste français retrouvé mort dans un lac

Le corps du sportif a été identifié comme étant celui de Thomas Destailleur, 30 ans. Il voulait rallier l'océan Arctique depuis les Rocheuses canadiennes.

Thomas Destailleur avait entrepris ce périple dans le cadre d'un projet visant à "réconcilier l'Homme et sa planète"
Thomas Destailleur avait entrepris ce périple dans le cadre d'un projet visant à "réconcilier l'Homme et sa planète" Crédit : Facebook @ThomasOpenYourWild
Léa Stassinet
Léa Stassinet
et AFP

Thomas Destailleur, un kayakiste de 30 ans, s'était récemment installé à Toronto (Canada) en ayant un objectif en tête : "réconcilier l'Homme et sa planète", par le biais "d'aventures sportives et écoresponsables". Il a trouvé la mort sur le Grand Lac des Esclaves, dans le nord du pays, alors qu'il devait rallier l'océan Atlantique en kayak. 

Le bureau du médecin légiste des Territoires du Nord-Ouest a indiqué dans un courriel que le corps d'un kayakiste, retrouvé mercredi 7 août sur ce lac, avait été identifié comme étant celui de Thomas Destailleur. La gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) avait lancé des recherches après avoir été informée qu'un kayakiste traversant ce lac n'avait pas communiqué avec sa famille comme prévu.

Le kayak renversé avait ensuite été repéré par avion et la dépouille transportée dans les locaux du médecin légiste pour une autopsie. L'enquête sur les circonstances du décès se poursuit. 

Originaire de Lille, Thomas Destailleur racontait son périple sur une page Facebook : "Au départ de Jasper dans les Rocheuses canadiennes, j'ai décidé de suivre les eaux du Glacier Athabasca sur 3.700 km jusqu'à l'océan Arctique et le village de Tuktoyaktuk. D'abord à vélo puis en kayak, la totalité de l'itinéraire devrait me prendre à peu près deux mois et demi", expliquait-il. 

Il rencontrait des conditions difficiles

Dans un post publié le 6 août, au 31e jour de son voyage, il rapportait avoir fait face à des conditions difficiles avec du vent et de fortes vagues. "Deux trois vagues manquent de me retourner, et j'abandonne en surfant jusqu'à la plage, trempé et gelé. J'ai peur de l'hypothermie. Je me change et m'enroule dans mon sac de couchage dans la tente, en espérant que le vent tombe. Ce ne sera pas pour aujourd'hui, espérons pour demain...", écrivait-il. Ce sera son dernier message.

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