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Californie : vers la fin des punitions fondées sur l'origine ethnique

La Californie va mettre fin aux punitions collectives fondées sur l'origine ethnique dans ses prisons.

Le grillage de la prison pour hommes de Chino, en Californie, le 18 août 2009 (image d'illustration)
Le grillage de la prison pour hommes de Chino, en Californie, le 18 août 2009 (image d'illustration) Crédit : AFP / Michal Czerwonka
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Les punitions collectives fondées sur l'origine ethnique dans les prisons, une pratique de ségrégation quela Californie était la seul à pratiquer dans le pays. Une méthode bientôt révolue.

Le projet d'accord, reçu jeudi, doit "mettre fin à la pratique de "lockdowns" dans les prisons californiennes", le fait de confiner collectivement en cellules les prisonniers d'une même origine ethnique à la suite d'une infraction ou agression commise par un autre prisonnier de la même origine.

Des mesures mises en oeuvre en mai

"Nous sommes heureux de cet accord et optimistes sur le fait qu'il sera approuvé par le tribunal" de Sacramento, au nord de la Californie, a commenté le CDCR (le département californien des prisons, ndlr).

Cette autorité des prisons "a commencé à travailler aux réformes reflétées dans l'accord depuis deux ans et à les mettre en oeuvre en mai", a ajouté le CDCR. Un porte-parole du CDCR a précisé que le projet d'accord devrait être déposé "rapidement, peut-être aujourd'hui (jeudi)" au tribunal et devra ensuite recevoir l'accord du juge fédéral ayant suivi le dossier.

Les prisonniers répertoriés selon leur origine

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"Nous sommes heureux que la Californie rejoigne le reste du monde et abandonne cette horrible pratique", a renchéri Rebekah Evenson, avocate de Prison Law Office, l'organisation de défense des droits civiques qui a signé l'accord avec la procureur de Californie Kamala Harris.

Les prisons californiennes répertoriaient "les prisonniers selon leur origine ethnique: afro-américain, blanc, hispanique ou autre", a-t-elle expliqué.

"Ils ne traitaient pas pire que les autres un groupe racial en particulier mais ils estimaient que si une bagarre était créée par un Noir, tous les Noirs étaient des dangers potentiels" et les punissaient tous collectivement, et respectivement pour d'autres catégories, a-t-elle poursuivi. "Ils présumaient que tout les prisonniers étaient affiliés à des gangs alors que 30 à 50% des prisonniers le sont", a-t-elle ajouté.

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