2 min de lecture

"C'est dix dollars de plus par mois" : les Américains buveurs de café victimes de la guerre commerciale de Trump

À New York, les habitudes quotidiennes des habitants sont bousculées par la guerre économique de Donald Trump. Prendre un café à emporter, rituel matinal quasi sacré, est désormais un luxe.

Une femme tient sa tasse de café en marchant dans les rues de New York, le 16 octobre 2025

Crédit : ANGELA WEISS / AFP

"C'est dix dollars de plus par mois" : les Américains buveurs de café victimes de la guerre commerciale de Trump

00:01:29

Arnaud Tousch & Juliette Vignaud & AFP

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

La guerre économique de Donald Trump s'invite au petit déjeuner des Américains. Depuis 2020, le prix du café a plus que doublé aux États-Unis, devenant un vrai luxe de s'en offrir notamment à Manhattan où c'est quasiment une tradition.

Tous les matins, des milliers de New Yorkais prennent un café à emporter en allant au travail. Une boisson qu'ils ont l'habitude d'acheter dans les célèbres coffee carts, des boutiques ambulantes réputées pour être pas chères. Mais avec la guerre commerciale de Donald Trump, les tarifs s'envolent et le gobelet peut désormais dépasser les 2 voire les 2,50 dollars.

"Le prix de mon fournisseur a augmenté. C'est passé de 80 à 130 dollars la boîte", raconte un vendeur ambulant au micro de RTL. Il va devoir augmenter ses prix, de 50 cents par café. Depuis 2020, les tarifs ont plus que doublé. Et avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, les prix ont augmenté de 30% en raison des taxes douanières.
Les New Yorkais hésitent désormais à prendre un café quotidiennement à l'extérieur, ou le boire chez eux pour faire des économies. "C'est un budget. Dix dollars de plus par mois", confie un Américain, qui dit avoir fait le choix de le boire "à la maison". "J'achète mes propres grains." 

Réchauffement climatique

Les droits de douane de Donald Trump ne sont pas les seuls responsables de cette flambée des prix. Les pays producteurs de café, du fait du réchauffement climatique, subissent désormais chaque année plusieurs dizaines de jours supplémentaires de températures néfastes pour le précieux grain, selon un rapport publié mercredi 18 février.  

À écouter aussi

Les cinq principaux pays producteurs de café - Brésil, Vietnam, Colombie, Éthiopie, Indonésie, soit 75% de la production mondiale - ont connu en moyenne ces dernières années 57 jours de plus par an à des niveaux de chaleur excessive pour les caféiers (au-dessus de 30°C), indique le centre de recherche Climate Central. Le Brésil, premier fournisseur mondial, compte 70 jours additionnels de chaleur dommageable pour le café.

Sur 25 pays analysés (97% de la production mondiale), le nombre de journées de chaleur supplémentaires du fait du réchauffement s'élève à 47, d'après le rapport. Les plants d'arabica, cultivés en altitude, y sont particulièrement sensibles. 

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info