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Bachar al-Assad est-il la solution contre Daesh ?

REPLAY - Vladimir Poutine a défendu sa stratégie de soutien au président syrien, estimant que la lutte contre le terrorisme primait.

Marc-Olivier Fogiel
Marc-Olivier Fogiel
Crédit : Elodie Grégoire
"On refait le monde" du mercredi 16 septembre 2015 - l'intégralité
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On refait le monde avec :

- Clémentine Autain, directrice du trimestriel Regards
- Valérie Lecasble, conseillère en communication
- Yves Thréard, directeur adjoint du Figaro
- Juan Pedro Quiñonero, correspondant en France du journal espagnol ABC

Vladimir Poutine a défendu mardi sa stratégie de soutien au régime du président syrien Bachar al-Assad en réponse aux accusations de Washington concernant un déploiement récent de matériel militaire et de soldats russes dans le nord de la Syrie. Et si le président russe avait raison ? Si Bachar al-Assad était la solution contre Daesh ?

Une initiative que salue Yves Théard et qui s'explique très simplement. Premièrement, les Russes, qui sont toujours jaloux de leur souveraineté à l'intérieur et à l'extérieur de leurs frontières, ont une base militaire à Tartous en Syrie, à côté de Lattaquié, la seule qu'ils aient en Méditerranée et qu'ils veulent absolument maintenir. Deuxièmement, il souligne que le pire ennemi des islamistes dans le monde, c'est évidemment Poutine, qui "bute jusque dans les chiottes", comme il l'a dit, les terroristes. "Vous pensez bien qu'il ne va pas se laisser intimider par l'État islamique qui se trouve aux portes de ce pays. Qu'un type comme Assad massacre son peuple, c'est une chose qui lui est secondaire par rapport à la menace que constituent les islamistes" s'exclame le journaliste.

Peu importe Assad, il faut d'abord s'occuper de Daesh

Yves Thréard
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Valérie Lecasble rebondit sur les propos du directeur adjoint du Figaro : ce que Poutine est en train de faire, c'est pour Poutine et pour la Russie, et non pas pour régler l'affaire syrienne. Elle rappelle néanmoins que la guerre syrienne a fait 230.000 morts et qu'"on ne peut pas vouloir défendre" Bachar al-Assad. La conseillère en communication estime que Poutine fait diversion pour faire oublier à l'opinion mondiale la situation en Ukraine.

Pour Juan Pedro Quiñonero, Vladimir Poutine a la force militaire, la détermination et les ressources politiques pour faire la guerre. "Une guerre dure, épouvantable et terrible". Tout ce que les Européens n'ont pas déplore-t-il. Clémentine Autain estime au contraire d'Yves Thréard que "Bachar al-Assad fait partie du problème", en mettant son pays à feu et à sang. S'imaginer qu'on peut compter sur le dictateur syrien pour régler le problème lui paraît "complétement loufoque". En revanche elle juge qu'il faut discuter avec Vladimir Poutine. 

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