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Avion de Malaysia Airlines disparu : le point sur les recherches

Les enquêteurs ont détecté samedi un signal sonore dans l'Océan Indien mais pour l'instant, le lien avec le vol MH370 de la Malaysia Airlines n'est pas établi, les débris de l'avion restent introuvables.

La marine australienne participe aux recherches des débris de l'avion disparu, le 29 mars 2014
La marine australienne participe aux recherches des débris de l'avion disparu, le 29 mars 2014 Crédit : AFP / ABIS JULIANNE CROPLEY
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La rédaction numérique de RTL

Les affirmations des autorités chinoises samedi 5 avril ont donné un nouvel espoir de retrouver l'épave du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, disparu le 8 mars dernier :  un détecteur de boîte noire déployé par un patrouilleur chinois a détecté un signal dans le sud de l'Océan indien. Mais on ignore encore s'il est lié ou non à l'avion disparu.

Le signal repéré avait une fréquence de 37,5 kHz par seconde, identique à celui qui serait transmis par les enregistreurs de vol, ou "boîtes noires", de l'appareil perdu, a précisé l'agence Chine Nouvelle. Il a été repéré à environ 25 degrés de latitude sud et 101 degrés  de longitude est, a précisé l'agence.

Si le signal repéré était bel et bien lié à l'avion disparu, ce serait le premier vrai espoir non seulement de peut-être retrouver les débris de l'appareil, mais surtout d'éclaircir enfin le mystère de la disparition du vol MH370. Car de nombreuses interrogations subsistent.

La zone de recherche reste immense

Des images satellite ont repéré la semaine dernière des centaines d'objets flottants mais ceux qui ont été récupérés n'appartenaient pas à l'appareil. Retrouver des débris et reconstituer leur dérive en fonction des courants permettrait de resserrer la zone des recherches, qui est pour le moment immense. 

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La zone d'exploration a été de nouveau modifiée le 28 mars après de nouveaux calculs sur la trajectoire de l'avion qui aurait volé plus rapidement que prévu et donc consommé plus de carburant. Elle s'étend sur 319.000 km², à environ 1.850 km à l'ouest de Perth (Australie). Dix avions et neuf navires la sillonnent à la recherche de débris.

Une trajectoire de vol toujours inconnue

Les boîtes noires, si elles sont finalement repêchées, pourraient enfin permettre de répondre à nombre de questions sur les raisons de la disparition et notamment sa troublante trajectoire. Pourquoi le vol MH370 qui devait faire le voyage entre Kuala Lumpur (Malaisie) et Pékin (Chine) a-t-il changé de cap vers l'ouest, à l'opposé de son plan de vol, pour finalement se retrouver dans l'océan Indien ?

Un incident gravissime en plein vol a pu laisser l'équipage incapable d'agir tandis que l'avion volait sous pilote automatique pendant huit heures, jusqu'à épuisement de son carburant. L'équipage aurait aussi pu "délibérément" dérouter l'avion pour tenter un atterrissage en urgence.

Rien du côté des dernières communications avec le vol MH370

La retranscription de l'intégralité des communications entre le cockpit du MH370 et la tour de contrôle n'a apporté aucun nouvel élément. L'enregistrement se termine sur le "Bonne nuit, Malaysia, trois, sept, zéro" du pilote ou du copilote, 38 minutes après le décollage du boeing 777 de Kuala Lumpur et peu de temps avant qu'il ne disparaisse des écrans radars. 

Cette retranscription met néanmoins un terme aux spéculations qui avaient accompagné cette "dernière conversation du cockpit". Dans la précédente version, le commandant de bord aurait dit "d'accord bonne nuit", une formulation peu habituelle qui avait nourri des soupçons à l'égard de Zaharie Ahmad Shah et de son copilote Fariq Abdul Hamid. 

La piste du détournement toujours privilégiée

Mais l'hypothèse d'un acte désespéré d'un ou des pilotes reste d'actualité. Même si, l'enquête n'a pour l'instant révélé aucun indice allant dans le sens d'une instabilité psychologique. 

Selon la chaîne CNN, les 227 passagers du vol ont été innocentés par les enquêteurs malaisiens, selon des propos du chef de la police malaisienne, Khalid Abu Bakar. Pour les enquêteurs, seul quelqu'un maîtrisant parfaitement ce modèle d'avion aurait pu détourner l'appareil.
Que s'est-il passé avant que les systèmes de communication ne soient désactivés "de manière délibérée", telle que les autorités malaisiennes l'ont indiqué ? La possibilité d'un détournement reste la piste privilégiée par les spécialistes. Mais dès lors, pourquoi l'acte n'a-t-il toujours pas été revendiqué ? 

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