2 min de lecture
Des visiteurs du "Dragon Ball Daimatsuri" à Tokyo en octobre 2024 pour les 40 ans de la franchise
Crédit : Philip FONG / AFP
Je m'abonne à la newsletter « Infos »
Mettre RTL en favori sur Google
La France et l'Arabie saoudite ont-ils mis la charrue avant les bœufs ? Depuis l'annonce d'un nouveau projet de trois parcs à thèmes en région parisienne, dont un inspiré par la mythique saga Dragon Ball, les observateurs et spécialistes du Japon, des mangas et de l'animation tiquent sur un détail de poids : les propriétaires de ces droits n'ont manifestement pas été mis dans la boucle avant les annonces du 24 août dernier d'Emmanuel Macron et du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.
En effet, les détenteurs japonais des droits de la licence Dragon Ball ont démenti avoir donné leur accord pour la construction d'un parc dédié à l'univers d'Akira Toriyama. "Certains médias ont rapporté qu'une 'décision a été prise de construire un parc à thème Dragon Ball en France'. Ni notre société, ni aucune des sociétés détenant des droits sur cette propriété n'ont accordé de licence en lien avec ce projet, et nous n'avons connaissance d'aucun élément allant dans ce sens", a affirmé la société Toei Animation dans un communiqué publié en japonais en début de semaine.
Pourtant, le 24 août, le président français et Mohammed ben Salmane avaient conjointement annoncé la construction de ces trois parcs à Cergy-Pontoise, à 35 kilomètres au nord-ouest de Paris, pour un investissement de six milliards d'euros. Ce projet "est né d'une discussion entre le président de la République et le prince héritier en décembre 2024" à Ryad, lorsqu'ils ont découvert leur "passion commune" pour les mangas "et notamment Dragon Ball Z", avait alors déclaré une conseillère d'Emmanuel Macron. De son côté, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, avait indiqué travailler "depuis 18 mois" sur ce projet inspiré du manga japonais.
La société Qiddiya Investment Company (QIC), détenue par le fonds souverain de l'Arabie saoudite, qui va investir dans ces parcs d'attractions, a préféré parler de discussions en cours avec de grandes marques internationales détentrices de licences. Plusieurs sociétés japonaises possèdent les droits sur l'univers Dragon Ball en fonction des supports d'utilisation. La société Bandai Namco Entertainment, un autre détenteur des droits, a refusé de commenter auprès de l'AFP tandis qu'une porte-parole de Shueisha, l'éditeur japonais des mangas Dragon Ball, a déclaré à l'AFP n'avoir rien à voir avec ce projet.
"Toutes les images conceptuelles et séquences vidéo du parc à thème utilisées dans ces reportages sont celles publiées lors de l'annonce faite le 22 mars 2024 par Qiddiya Investment Company en Arabie saoudite et notre société", a précisé Toei dans son communiqué. "Elles concernent le parc à thème dont la construction est prévue à Qiddiya City, en Arabie saoudite. Ces images et vidéos n'ont absolument aucun lien" avec un parc d'attraction en France, a conclut la société japonaise.
Lors de l'annonce de ce projet, qui doit s'étendre sur plusieurs années, Emmanuel Macron a affirmé qu'il permettrait la création de "22.000 emplois directs".
Ne laissez pas Google décider de vos sources.
Ajouter RTL comme source préférée
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte