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Terrorisme : "Les frontières ne vont pas résoudre le problème", selon Andréa Manciulli

INVITÉ RTL – Le député italien Andréa Manciulli, directeur du rapport sur le jihadisme au parlement italien est revenu sur la fuite à travers l'Europe d'Anis Amri, le principal suspect de l'attentat à Berlin.

Attentat à Berlin : 12 personnes sont mortes après qu'un camion a foncé sur la foule lundi 19 décembre 2016
Attentat à Berlin : 12 personnes sont mortes après qu'un camion a foncé sur la foule lundi 19 décembre 2016
Crédit : CLEMENS BILAN / AFP
INVITE SOIR DU 23.12.16
00:05:41
Marie de Fournas

Dans la nuit de jeudi 22 décembre à vendredi 23 décembre, le principal suspect de l'attentat de Berlin a été arrêté par hasard à Milan et abattu. Anis Amri était recherché depuis près de trois jours à travers toute l'Europe. Selon les premiers éléments de l'enquête et un ticket de train retrouvé sur lui, ce Tunisien aurait quitté l'Allemagne, pris un train à Chambéry, et serait passé par Turin en Italie avant d'arriver à Milan sans être arrêté aux frontières. 


Après cet événement la question de la surveillance des frontières européennes et de la coopération entre les pays de l'Union est remise en cause. Pour Andréa Manciulli, il y a tout de même eu "une très forte collaboration" entre les pays. Il reconnaît cependant qu'il faudrait "encore plus pousser" cette collaboration" afin de lutter contre un "réseau international".

"On a affaire à une organisation globale, il faut une stratégie et une défense globales"

Andréa Manciulli, député italien

Quant aux voix qui s'élèvent pour dire que dans les bateaux de réfugiés qui arrivent par la mer se cachent des terroristes, le député italien tient à lever certains préjugés. "Le plus gros problème arrive sur la route balkanique", où peuvent passer des hommes comme des armes, de façon beaucoup moins dangereuse que par la mer, a-t-il affirmé.

Concernant le problème du passage aux frontières de certains terroristes, Andréa Manciulli a rappelé que beaucoup d'entre eux avaient des passeports en règle et que, par conséquent "ce n'est pas en remettant les frontières que l'on va résoudre le problème". Selon lui, le problème vient dans le manque "d'échanges d'information, dans la possibilité d'avoir des systèmes d'analyse et de prévention, ce qui permet aussi de mieux cerner le problème". Il a indiqué qu'il faudrait "un système de prévention commun en Europe et le partager avec d'autres pays" comme "les Balkans et le Maroc". "On a affaire à une organisation globale, il faut une stratégie et une défense globales", a-t-il conclu.

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