1 min de lecture Abdelaziz Bouteflika

Algérie : Bouteflika réélu sans surprise mais contesté

ECLAIRAGE - Le président Abdelaziz Bouteflika a été réélu vendredi 18 avril, mais avec une participation en baisse et un adversaire qui monte.

Des affiches électorales d'Abdelaziz Bouteflika à Alger, en Algérie, le 16 avril 2014.
Des affiches électorales d'Abdelaziz Bouteflika à Alger, en Algérie, le 16 avril 2014.
Christophe Decroix
Christophe Decroix Journaliste RTL

Sans surprise et au terme d'une campagne dont il a été le premier absent, Abdelaziz Bouteflika a été réélu en Algérie, vendredi 18 avril. Il y aura donc un 4ème mandat pour le président sortant, qui recueille 81, 53% des suffrages, contre 12,18% pour son rival, Ali Benflis.

Même si Bouteflika a recueilli mois de voix qu'en 2009, quand il obtenait 90% des suffrages, cela reste un pourcentage énorme, rarement vu dans les pays démocratiques. 

La rédaction vous recommande

Une participation en baisse

En revanche, le taux de participation est en net recul, à 51% contre 74% annoncé en 2009 par les autorités. C'est probablement le signe d'un désintérêt plus grand de la population pour des élections qui semblaient jouées d'avance.

C'est aussi une forme de désaveu du pouvoir. "Les abstentionnistes représentent le premier parti", titrait vendredi matin un journal algérien.

Le score de Benflis en hausse

À lire aussi
Les Algériens manifestent depuis le mois de février pour la création d'institutions de transition qui ne soient pas dirigées par des anciens membres du gouvernement d'Abdelaziz Bouteflika. élection présidentielle
Algérie : le chef d'un parti pro-Bouteflika, 1er candidat enregistré à la présidentielle

Le principal adversaire d'Abdelaziz Bouteflika, Ali Benflis, a refusé de reconnaître la victoire de Bouteflika et dénoncé une "alliance entre la fraude, l'argent suspect et des médias vendus".

On constate toutefois que son score a doublé par rapport à il y a 10 ans, quand il ne recueillait que 6% des voix. Mais s'il avait refait ce score, le scrutin aurait perdu toute crédibilité. 

L'apparence de la démocratie

Dans le même temps, si Benflis avait obtenu trop de voix, cela lui aurait donné une trop grande importance, alors que Bouteflika, dont il fut premier ministre, lui voue une haine ancienne. 

Il y a donc dans ces résultats un subtil dosage qui permet de donner l'apparence de la démocratie. Dans l'espoir peut-être de ne pas déclencher la colère de la population.

>
Bouteflika réélu en Algérie : ce qu'il faut retenir du scrutin Crédit Média : Christophe Decroix | Durée : | Date :
La rédaction vous recommande
Lire la suite
Abdelaziz Bouteflika Algérie International
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants