1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Al-Sissi demande une intervention internationale en Libye
2 min de lecture

Al-Sissi demande une intervention internationale en Libye

Pour le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le chaos qui règne en Libye menace non seulement l'Égypte mais aussi l'Europe.

Abdel Fattah al-Sissi le 26 novembre 2014 Élysée. (archives)
Abdel Fattah al-Sissi le 26 novembre 2014 Élysée. (archives)
Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Invité d'Europe 1 ce mardi 17 février, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a estimé que le Conseil de sécurité de l'ONU devait adopter une résolution permettant une intervention militaire internationale en Libye. Selon lui "il n'y a pas d'autre choix. En prenant en compte (le fait) que le peuple libyen soit d'accord et nous appelle pour agir pour rétablir la sécurité et la stabilité".

Le chaos qui règne en Libye ne menace pas seulement l'Égypte, pays voisin, mais aussi toute la région et l'Europe, a estimé le chef de l'État égyptien. "J'adresse ce message aux Européens, et aux Français en particulier. Quand j'ai rencontré le président français il y a quatre mois, je lui ai dit : 'faites attention, ce qui se passe en Libye va transformer ce pays en un terreau qui va menacer l'ensemble de la région, pas uniquement l'Égypte mais aussi le bassin méditerranéen et l'Europe'".

La mission n'a pas été achevée par nos amis européens

Abdel Fattah al-Siss

"Il faut traiter ce problème, car la mission n'a pas été achevée par nos amis européens", lors de l'intervention qui a abouti à la chute du régime de Mouammar Kadhafi, a-t-il ajouté. "Nous avons abandonné le peuple libyen, prisonnier de milices extrémistes".

"Quand la situation en Libye s'est détériorée, nous avons dit qu'il y aurait un grand danger, pas seulement pour les Libyens mais pour les voisins et les Européens. Nous devons travailler ensemble pour battre le terrorisme", a-t-il plaidé.

Les exécutions de l'EI condamnées unanimement

À lire aussi

Le président égyptien a qualifié l'égorgement de 21 Égyptiens coptes sur une plage libyenne par des hommes se réclamant de l'organisation jihadiste État islamique de "crime haïssable contre l'humanité, pas seulement contre les Égyptiens".

Lundi, à l'issue d'une conversation téléphonique avec François Hollande, les deux présidents avaient demandé une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies et "de nouvelles mesures" contre le groupe Etat islamique.

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est cantonné lundi à condamner "cet acte lâche et odieux (...) qui démontre une nouvelle fois la brutalité de l'EI". En représailles à la décapitation des chrétiens coptes,des avions de combat égyptiens ont bombardé lundi des positions du groupe Etat islamique (EI) en Libye.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/