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Agriculture : la profession veut recruter de nouveaux profils

Les agriculteurs partent en campagne pour recruter des citadins. La profession agricole a montré pendant la crise Covid combien elle était indispensable, mais est en danger car elle manque de bras.

Agriculteurs dans un champ (illustration)
Agriculteurs dans un champ (illustration)
Crédit : Christof STACHE / AFP
Virginie Garin - édité par Céline Morin

Les premières Journées nationales de l'agriculture débutent ce vendredi 18 juin pour une durée de 3 jours avec un mot d'ordre : susciter des vocations en urgence. Les campagnes ont plus que jamais besoin des villes : dans les 5 ans qui viennent, près de la moitié des agriculteurs vont avoir l'âge de partir en retraite. Il reste 400.000 exploitants et dans 5 ans, 200.000 vont pouvoir arrêter. Il faut donc trouver des jeunes car les enfants d'agriculteurs ne suffiront pas. 

La profession a besoin de citadins ou de personnes venant d'autres milieux. Ces citadins, on les appelle les hors-cadre familiaux dans le jargon. Déjà 40% des élèves dans les écoles d'agriculture ne sont pas issus du monde agricole. C'est beaucoup, mais il en faut encore plus. 

On y voit d'ailleurs de plus en plus de femmes. La technologie, les machines d'aujourd'hui, permettent aux femmes de tout faire sur une exploitation. Donc chaque année, parmi les 13.000 nouveaux agriculteurs en France qui s'installent. Il y a 5.000 femmes contre 8.000 hommes.  

Une campagne de communication à venir

La profession va lancer une grande campagne de communication à l'image de celle de l'armée de terre. Elle y travaille d’ailleurs avec le gouvernement. Apres "l'armée de terre recrute", on aura droit à "l'agriculture recrute". Sur les affiches, on verra plutôt des drones et des robots que des bottes de paille, pour montrer un métier moderne. 

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Un agriculteur aujourd'hui est un entrepreneur : il doit connaitre la biologie, l'agronomie, l'informatique, la météo. Il y a encore 20 ans, le niveau d'études était le CAP, on est désormais à bac +2, et cela devrait encore progresser. 

C'est bien beau, mais pour convaincre les jeunes et encore plus les citadins, il faut qu'ils puissent en vivre. Et on a tous en tête les images de ces éleveurs désespérés qui arrêtent, voire même pour certains qui mettent fin à leur vie. Puisque c'est l'une des réalités de l'agriculture : de faibles revenus, un manque de compétitivité, un climat de plus en plus compliqué. 

Il a y néanmoins des secteurs qui vont mieux, comme le lait, les céréales, ou encore la viticulture. Certains agriculteurs arrivent à s’en sortir, grâce à l'innovation ou la technologie par exemple, ou encore en se tournant vers des créneaux de qualité et respectueux de l’environnement. Le métier est en train de changer en profondeur et ceux qui prendront le virage ont assurément un bel avenir. 

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