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Guerre au Moyen-Orient : Emmanuel Macron annonce le retour du porte-avions Charles de Gaulle après l'accord entre l'Iran et les États-Unis

Le président de la République a annoncé le retour au port de Toulon du porte-avions français, après la signature du mémorandum entre l'Iran et les États-Unis. Des chasseurs de mines restent néanmoins déployés.

Des avions de chasse Rafale Marine français sont visibles sur le pont d'envol du porte-avions français Charles de Gaulle lors d'une visite de presse à la base navale de Changi à Singapour, le 4 mars 2025.

Crédit : Roslan RAHMAN / AFP

Juliette Vignaud & AFP

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Il rentre à Toulon. Dans un message publié sur X ce vendredi 3 juillet, Emmanuel Macron a annoncé le retour du porte-avions Charles de Gaulle, jusque-là déployé au Moyen-Orient en raison de la guerre entre l'Iran et les États-Unis, dans son port d'attache dans le Var. Une décision qui intervient après la signature d'un protocole d'accord entre les deux pays.

"Compte tenu de cette évolution favorable et de l’évolution des besoins, à l’issue des échanges constructifs que j’ai eus avec le Sultan d’Oman, j’ai décidé d’adapter notre dispositif", écrit ainsi le président français. Et d'affirmer : "Le porte-avions Charles de Gaulle rejoint ainsi son port d’attache à Toulon, tandis que nos moyens de déminage et leur escorte demeurent déployés et prêts à intervenir avec nos partenaires."

Le Charles-de-Gaulle se trouve actuellement en mer Méditerranée, a précisé l'Élysée. Des chasseurs de mines tripartites restent néanmoins prêts à intervenir dans le détroit d'Ormuz, dans le cadre d'une action internationale de sécurisation de la navigation dans la zone proposée par la France.

Le porte-avions français avait été déployé en Méditerranée orientale début mars alors que la guerre s'intensifiait entre l'Iran et les États-Unis. L'objectif était de renforcer la capacité de défense française au Moyen-Orient et d'envoyer un signal fort aux autres pays impliqués dans le conflit. 

Opérations de déminage dans le détroit d'Ormuz

"La France reste pleinement mobilisée et continuera d'ajuster ses moyens en fonction de l'évolution de la situation et des besoins de sécurité dans la région", a assuré le président, qui s'est entretenu cette semaine notamment avec le sultan d'Oman Haïtham ben Tariq. 

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À cette occasion, les deux pays ont convenu de mener des "opérations de déminage conjointes" dans le détroit d'Ormuz, selon une déclaration franco-omanaise publiée à l'issue de leurs entretiens à Paris. 

Dans le cadre de sa riposte aux attaques des États-Unis et d'Israël fin février, l'Iran a bloqué la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz par où transite notamment d'importants flux pétroliers, provoquant une hausse des cours, des tensions et des crises d'approvisionnement ponctuelles dans différents pays du monde. Depuis la signature d'un protocole d'accord le 17 juin après médiation pakistanaise et qatarie, Washington et Téhéran sont engagés dans des négociations censées durer 60 jours, un délai renouvelable, avec pour objectif de mettre un terme durable à la guerre au Moyen-Orient. 

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