3 min de lecture Tour de France

Tour de France : les improbables surnoms des stars du peloton

Des sprinteurs comme Andre Greipel ou Peter Sagan aux grimpeurs comme Alberto Contador ou Nairo Quintana, le peloton de la Grande Boucle est un petit monde où chacun ou presque a son sobriquet.

Peter "Hulk" Sagan, entouré du "Requin" Vincenzo Nibali et "Purito" Rodriguez, en 2014
Peter "Hulk" Sagan, entouré du "Requin" Vincenzo Nibali et "Purito" Rodriguez, en 2014 Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
Christophe Chafcouloff
Christophe Chafcouloff
et AFP

À force d'entendre et de lire leurs noms, les suiveurs du cyclisme ont également fini par connaitre d'autres moyens d'appeler les athlètes qui parcourent toute l'année les routes lors des plus grandes compétitions cyclistes. Le peloton du Tour de France est ainsi une arche de Noé sur roues, mais pas seulement, si l'on s'en réfère aux surnoms donnés aux coureurs.

Des animaux, petits et grands

Pour le cas du surpuissant sprinteur André Greipel, la tache n'est pas compliquée pour comprendre pourquoi l'Allemand est surnommé "le gorille de Rostock". C'est "un surnom qui me suit depuis mes jeunes années. Je ne sais même plus qui m'en a affublé", explique ce candidat au maillot vert, dont l'impressionnant tour de cuisse justifie amplement la référence.

Le "Gorille" André Greipel sur le Tour de France 2015
Le "Gorille" André Greipel sur le Tour de France 2015 Crédit : AFP/J.Pachoud

Côté mer, l'Italien Vincenzo Nibali a été rebaptisé "le requin de Messine" dès ses jeunes années. Le vainqueur de la Grande Boucle en 2014 s'est taillé la réputation précoce d'un insatiable chasseur de victoires, qui jamais ne lâchait ses proies

Nettement plus petit mais tout aussi puissant pour sa taille, le Colombien Nairo Quintana a été surnommé le "Scarabée", animal robuste et à la force démesurée en comparaison avec sa taille. Au rayon des insectes, toujours, le Néerlandais Tom Dumoulin a hérité de l'appelation plus légère de "Papillon de Maastricht". Un journaliste néerlandais avait un jour écrit que le coureur de Giant-Alpecin pourrait disputer un contre-la-montre en smoking et franchir la ligne sans avoir le nœud... papillon de travers".

Des Espagnols "fumants"

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Si Dumoulin pouvait courir en costume, un autre se permettait même de fumer le cigare. C'est le cas de Joachim Rodriguez, alias "Purito". Lors d’un stage d'entrainement hivernal quelques semaines après son arrivée dans l'équipe ONCE, le jeune grimpeur (vainqueur cette année dans le redoutable Mur de Huy lors de la 3e étape du Tour de France) lâche tous les cadors de l'équipe dans une ascension et fait mine, d’un geste de la main, de fumer le cigare une fois qu’il les a distancés.

Joaquim "Purito" Rodriguez suivi de Chris Froome, lundi 6 juillet 2015
Joaquim "Purito" Rodriguez suivi de Chris Froome, lundi 6 juillet 2015 Crédit : AFP/E.Fefferberg

En guise de sanction et par la même occasion de bizutage, les leaders de la formation de Manolo Saiz le mettent au défi d'en allumer un pour de vrai le soir venu. Sans se démonter, Rodriguez s’exécute et devient "Purito". Un "petit cigare" explosif, comme ses compatriotes Alberto Contador, répondant au surnom de "Pistolero" (le pistolet) et Alejandro Valverde, "El Bala" (la balle).

Des "Comics" à "Pokemon"

Il y a aussi ceux dont le surnom sonne comme une évidence. Le vétéran suisse Fabian "Spartacus" Cancellara, a été comparé très tôt au célèbre gladiateur pour sa force titanesque et son mental de guerrier, dixit son entraîneur chez les juniors Yvan Girard, qui ne l'a cependant pas empêché de devoir jeter l'éponge après sa sévère chute du 6 juillet. L'actuel maillot vert Peter Sagan est lui lié à la couleur de sa tunique de meilleur sprinteur, qu'il a remportée ces trois dernières années. Son surnom ? Hulk, ce super héros qui devient vert quand il est énervé.

Côté français, Alexis Vuillermoz, vainqueur à Mûr-de-Bretagne est "Pikachu", héros jaune du dessin animé japonais Pokemon, particulièrement vif dans ses déplacements. Un surnom qui date de son époque VTT parce que le Jurassien portait un casque jaune et avait déjà l'habitude des attaques éclairs. Thomas Voeckler, qui a passé une partie de sa jeunesse en Martinique, est lui régulièrement apostrophé en sa qualité de "Ti'blanc", soit le petit blanc, en créole.

Tour de France 2015 : le parcours
Tour de France 2015 : le parcours Crédit : AFP
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