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De l'ADN humain retrouvé sur un chewing-gum vieux de 5.700 ans

Des scientifiques ont analysé un chewing-gum vieux de 5.700 ans, découvert lors de fouilles archéologiques sur le site de Syltholm au Danemark, et ont retrouvé de l'ADN humain : celui d'une femme.

Un scientifique effectue un prélèvement ADN (Illustration).
Un scientifique effectue un prélèvement ADN (Illustration). Crédit : Andrew Brookes / Cultura Creative
Maeliss
Maeliss Innocenti Journaliste

Il y a plus de cinq millénaires, les humains mâchaient déjà des chewing-gum. Évidemment plus pour soigner un mal de dents (puisque la pâte utilisée avait des vertus antiseptiques) que pour avoir un goût mentholé dans la bouche. 

Des scientifiques danois ont révélé ce mardi 17 décembre, dans la revue Nature Communications, les résultats de leurs récentes analyses menées sur un chewing-gum, vieux de 5.700 ans et retrouvé lors de fouilles archéologiques sur le site de Syltholm dans le sud du pays. Le chewing-gum, une pâte noirâtre obtenue à partir d'écorce de bouleau chauffée, en question comportait des traces d'un ADN humain.

À partir de l'échantillon prélevé, les chercheurs ont pu établir un profil génétique complet. "Pour la première fois, un génome humain ancien et complet a été récupéré sur autre chose que des os ou des dents", a expliqué Hannes Schroeder de l'Université de Copenhague, coauteur de l'étude.


L'ADN appartient donc à une femme, renommée "Lola", qui vivait au Danemark il y a presque 6.000 ans, qui avait probablement les yeux bleus, mais aussi la peau et les cheveux foncés. Selon l'étude, la mâchouilleuse était génétiquement plus proche des chasseurs-cueilleurs d'Europe continentale que de ceux de Scandinavie centrale.

"Lola" mangeait des noisettes et du canard

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Les chercheurs ont aussi retrouvé de l'ADN d'espèces végétales et animales, comme de la noisette et du canard, laissant supposer que c'est ce que "Lola" avait mangé avant de mâcher son chewing-gum. 

Enfin, les analyses ont également révélé des agents pathogènes humains, comme le Streptococcus pneumoniae qui est la principale cause de pneumonie. Mais aussi de l'ADN du virus Epstein-Barr, responsable de la mononucléose infectieuse.

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