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Vivarte traverse une forte zone de turbulences

REPLAY / ÉDITO - Fragilisé par un endettement hors-norme, le groupe Vivarte a annoncé la suppression de plus de 1.600 emplois au sein de ses enseignes André et La Halle.

Vivarte traverse une forte zone de turbulences
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Vivarte traverse une forte zone de turbulences
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Très mauvaise séquence pour le textile français. Après l’annonce de la suppression de 400 emplois chez le fabricant Dim, c’est le poids-lourd de l'habillement Vivarte qui prépare unvaste plan de restructuration. Un plan meurtrier qui, socialement, fait très mal : 10% des 22.000 salariés d’un groupe qui assemble des marques que tout le monde connait. Kookaï, André, La Halle aux Vêtements, Chevignon, Pataugas, Naf-Naf, Minelli sont concernés. Au total, seize marques et 4.800 points de vente répartis sur l'ensemble du territoire sont sur la sellette.

Tout indique que c'est la marque la Halle aux Vêtements qui supportera le plus gros du choc : 174 de ses 620 magasins vont fermer, et 1.520 de ses 4.000 postes vont disparaître. Dans le même temps, 34 boutiques André tirent le rideau avec 105 de leurs 500 salariés, et 43 du label Kookaï subiront le même sort.
Au total, 1663 postes de travail, c’est-à-dire probablement autour de 2.000 personnes - car il faut compter avec les temps partiels - vont disparaître des registres de Vivarte.

Endettement hors-norme et choix stratégiques malheureux

On pensait ce groupe, fort de toutes ses marques connues et de sa puissance d’achat, à l’abri d'un gros pépin. En fait, on redécouvre que Vivarte taille dans ses enseignes et dans ses équipes pour la seconde fois en 24 mois.

Le spécialiste de l’habillement est en fait très fragilisé par un endettement hors-norme (2,8 milliards d'euros) et par des choix stratégiques malheureux. La direction a privilégié une montée en gamme qui n’a pas séduit sa clientèle et qui a fortement réduit ses achats de textile ces dernières années. La clientèle populaire a décidé de fuir les magasins ; et la classe moyenne, plus aisée, n'est pas au rendez-vous.

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Du coup, ses résultats économiques sont mauvais : un chiffre d'affaires en recul de 25% en trois ans ; une rentabilité négative, avec une perte de 100 millions d'euros ; et une stratégie commerciale en échec face aux rois du low-cost comme Kiabi ou l'Irlandais Primark, et impuissante face aux géants Zara et H&M.

La clientèle populaire a fuir les magasins, la classe moyenne n'est pas au rendez-vous

Christian Menanteau

Ce plan sévère va-t-il permettre de redresser la barre ? Il est vraiment trop tôt pour se prononcer. La pente est tellement raide. Le groupe reste lourdement dépendant de ses financiers et ne peut espérer une inversion brutale des courbes de consommation dans un avenir proche.

Sans oublier que les grandes marques de ce distributeur sont très en retard en matière de e-commerce. Il serait aujourd'hui présomptueux de croire que ces coupes claires vont éloigner les ombres qui pèsent sur Vivarte.

Le repère du jour

Avec le rachat par Fedex du logisticien TNT, l'Europe du transport de colis compte un nouveau géant.

La note du jour

13/20 à La vache qui rit. Son fabricant, le fromager Bell, va expérimenter un nouveau modèle de distribution : la commercialisation dans les pays en développement de ces petits triangles par des vendeurs de rue. Premiers test au Vietnam et en Afrique. Danone avait ouvert la voir avec succès au Bangladesh.

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