3 min de lecture Vacances d'été

Vacances d'été : et si vous achetiez un hamac made in France ?

REPORTAGE - Yariv Krakover a créé une entreprise, Shooky, qui commercialise des hamacs fabriqués en France.

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La chronique du jour du 26 juillet 2020 Crédit Image : iStock | Crédit Média : RTL | Date :
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Eric Vagnier
Éric Vagnier édité par Marie Zafimehy

C'est en fréquentant un magasin qui n'existe plus, la Maison du Hamac, place de la République à Paris, que Yariv Krakover, artiste comédien à l'époque, a trouvé sa deuxième vocation : artisan concepteur de hamac. Il a inventé le modèle de ses rêves : une coquille, un cocon suspendu, très peu encombrant, que l'on peut déployer chez soi comme dans le jardin. Description comme si on y était.
 
"Quand on se met dedans, c'est tellement agréable. C'est une sensation déroutante, avec 12 coussins qui apportent un vrai soutien. Un vrai moelleux aussi au corps. On est dans une position assise, avec une assise et un dossier, l'extension pour les jambes qui permettent de pouvoir être un peu surélevé. Ça permet un retour veineux qui se fait par cette position là. Et surtout, vous pouvez vous bercer. Ça, pour moi, ça, ça n'a pas de prix."

Le prix de la qualité

Si justement, plus cher que les hamacs importés de Chine, d'Inde ou d'Amérique du Sud. Mais c'est un parti pris, un choix totalement assumé. "Vous savez, j'ai vu par exemple, encore une fois, dans une grande enseigne, un hamac avec son support à 10 euros. Moi qui crée des fauteuils qui valent plusieurs centaines d'euros, qui les valent vraiment par le confort apporté par le travail, par la qualité de nos matériaux utilisés et la durabilité puisque après coup, c'est aussi ça. C'est-à-dire que le hamac à 10 euros, grosso modo, vous allez l'utiliser trois semaines. Il risque de se casser ou il va rouiller et il faudra en racheter un autre."

Yariv Krakovert, lui ne travaille qu'avec des matériaux nobles, solides, d'origine France, à commencer par la toile. "C'est un tissu qualitatif de Lille, Dickson Constant. C'est depuis le XIXème siècle des grands tisserands français et puis on travaille encore de l'inox et le bois du Chêne Bourgogne et en Haute-Savoie."

La plus grande richesse, c'est quand mes clients viennent me voir d'une année sur l'autre

Yariv Krakover
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Dans son atelier créé à Annecy il y a quinze ans, il est donc passé de la scène au travail manuel, des applaudissements des spectateurs aux compliments de ses clients. Il a été aidé par un associé pour franchir les différentes étapes de la fabrication. "Les tissus vous les achetez par des rouleaux de 50 mètres qui font une largeur d'un mètre 40. Après, vous faites donc le patron. Vous découpez en fait tout ce qu'il faut. On passe après la phase aussi de rembourrage puisqu'il y a 12 coussins rembourrés de ouate à l'intérieur. Il y a aussi beaucoup de cordages à tisser puisque on est à 70 mètres, à peu près d'une longueur de cordage pour refaire les cordes du hamac." Et après ? "Moi, je gère surtout la structure. C'est de l'acier inoxydable, de l'inox. Y a du cintrage, il faut donc souder les crochets et après un assemblage. Et puis surtout, encore beaucoup de travail, de polissage."

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Ces hamacs sont commercialisés sous la marque Shooky, dans les salons, foires expo, sur Internet, par le bouche à oreille. En fait, c'est un peu à la demande quand le nombre de commandes est suffisant pour entamer une série. Est-ce qu'on peut gagner convenablement sa vie en fabriquant des hamacs en France ? "Si on parle vraiment d'un salaire correct, j'ai envie de dire non. Par contre, si on est fier de la qualité... La plus grande richesse, c'est quand mes clients viennent me voir d'une année sur l'autre. Mais vous savez, je suis toujours dedans. J'ai des clients qui ont le fauteuil depuis plus de dix ans que j'ai rencontré dernièrement à Paris." Avec l'espoir, après la crise du coronavirus, que le retour en grâce du made in France lui permette financièrement de mieux s'en sortir.

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