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Un médecin utilise la carte Vitale d'un patient (illustration).
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Le gouvernement poursuit sa chasse aux économies. Après les franchises, il s'attaque désormais aux mutuelles qui devront désormais prendre en charge davantage de remboursements de soins. Elles seront notamment chargées de rembourser les consultations chez le chirurgien-dentiste ou les médicaments jugés insuffisamment efficaces comme le Smecta, le Spasfon ou encore le Gaviscon.
Dans le détail, les consultations chez le dentiste et les dispositifs médicaux seront remboursées à 50% par l'Assurance maladie, contre 60% aujourd'hui. Le remboursement des transports sanitaires passerait à 50%, contre 55%.
Les médicaments dont le "service médical rendu" est jugé faible par la Haute autorité de santé passeraient à 5% de remboursement contre 15% aujourd'hui, tandis que ceux à service médical rendu moyen, comme les laxatifs, passeraient à 15% contre 30% actuellement.
Si ces transferts de remboursements permettent au gouvernement de limiter le déficit public, ils risquent toutefois de se répercuter sur les assurés. "Si demain, au lieu de rembourser 40% des soins dentaires, on doit en rembourser 50%, si on doit rembourser 10% de plus du transport médical, si on doit rembourser les dispositifs médicaux à 50%, forcément que ça aura un impact. Il n'y a pas d'argent magique", réagit Éric Chenut, président de la Mutualité Française.
"Si les complémentaires santé ont des dépenses à assumer plus importantes que les années précédentes, et ce sera le cas avec ces transferts, mécaniquement, il faudra ajuster les cotisations pour équilibrer", prévient-il.
"Ça ne sera pas soutenable pour l'Assurance maladie, ça ne sera pas soutenable pour les complémentaires, mais ça ne sera pas soutenable non plus pour le reste à charge des ménages. C'est une sanction contre les patients. Les gens ne font pas exprès d'être malades", ajoute-t-il.
Interrogée sur les augmentations de tarifs que les mutuelles devront faire pour assumer les nouvelles dépenses à leur charge, la ministre de la Santé a répondu que "la répercussion sur le prix d'une mutuelle ou d'une complémentaire n'est pas automatique". Elle a assuré que des négociations étaient en cours pour éviter ces augmentations.
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