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EN DIRECT - Aveux de Cédric Jubillar : l'avocat des parties civiles exige "les circonstances exactes des faits et le lieu où repose Delphine"

Dans un courrier adressé à son avocat, Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse Delphine, disparue dans le Tarn depuis fin 2020. Le peintre-plaquiste avait jusque-là toujours contesté toute responsabilité. Condamné en 2025 à 30 ans de réclusion criminelle, il doit comparaître en appel en septembre.

Cédric Jubillar lors de son procès à la cour d'assise du Tarn le 23 septembre 2025

Crédit : Lionel BONAVENTURE / AFP

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Ce que nous savons pour l'instant
  • Alors qu'il a toujours nié toute implication, Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse Delphine, disparue dans le Tarn en décembre 2020. Ces aveux, consignés dans une lettre manuscrite adressée à son avocat Pierre Debuisson et confirmés par ce dernier, interviennent à deux mois de son procès en appel.
  • Le condamné à 30 ans de réclusion affirme également être prêt à révéler l'endroit où il a dissimulé le corps de la victime, jamais retrouvé. Son avocat explique que ces confidences sont nées d'un "lien de confiance" et que son client souhaite offrir une sépulture à la mère de ses deux enfants.
  • La justice pourrait désormais ordonner un supplément d'information afin d'entendre Cédric Jubillar et, si ses indications sont jugées crédibles, lancer de nouvelles recherches. Détenu depuis juin 2021, il sera rejugé en appel à partir du 21 septembre à Toulouse, après avoir été condamné en octobre 2025 pour le meurtre de son épouse.
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Comment l’avocat de Cédric Jubillar a-t-il obtenu les aveux de son client ?

Le journaliste de L'Heure du crime sur RTL, Jean-Alphonse Richard, affirme ce lundi que le conseil du peintre-plaquiste "a vu une faille" qui aurait favorisé ce changement de position.

Son avocat "a beaucoup discuté avec Jubillar en prison, il a beaucoup écouté. Et peu à peu, il a vu qu’il y avait une faille, analyse Jean-Alphonse Richard sur RTL. Il arrive au moment où la personne est sur le point de craquer. Parce qu'elle n'en peut plus d'abord de la prison, parce qu'elle a été longtemps sous neuroleptiques et sous médicaments."

L'avocat des parties civiles exige "les circonstances exactes des faits"

Alerte

Réagissant aux aveux de Cédric Jubillar, l'un des avocats des parties civiles, Me Mourad Battikh, a estimé qu'il ne s'agissait "pas d'un jour de victoire", mais "d'un jour de vérité", regrettant que celle-ci intervienne "avec plus de cinq années de retard". 

Il a souligné que ces aveux ne mettaient "pas fin à la souffrance", mais pouvaient mettre un terme "à une partie de l'incertitude", appelant à faire toute la lumière sur les circonstances du meurtre et le lieu où repose Delphine Jubillar. 

"Nous attendons désormais que cette démarche aille jusqu'à son terme. La justice a besoin d'une vérité complète : les circonstances exactes des faits, le lieu où repose Delphine, et toutes les explications que sa famille est en droit d'obtenir", insiste-t-il. 

L'avocat a enfin adressé ses pensées à la famille de la victime, estimant qu'elle mérite "une vérité entière, sans réserve, et une justice pleinement accomplie".

Les menaces avant la disparition

Au cours de l'enquête, plusieurs témoins ont rapporté des propos inquiétants attribués à Cédric Jubillar. Devant sa mère, il aurait déclaré quelques semaines avant la disparition : "Je vais la tuer, je vais l'enterrer, personne ne la retrouvera". Il a reconnu une partie de ces propos, tout en assurant qu'ils avaient été prononcés sous le coup de la colère. D'autres témoins ont également évoqué des menaces similaires, qu'il a toujours contestées.

La mère de Cédric Jubillar se dit "triste et soulagée"

Jointe par Le Parisien, la mère de Cédric Jubillar, Nadine Jubillar, a réagi avec émotion ce lundi. "Mon cœur de maman espérait qu'il n'y soit pour rien et s'accrochait à ce qu'il restait de doute… Mais ma tête de femme sensée ne pouvait arriver qu'à la conclusion qu'il était coupable. Cette fois, si tout cela se confirme, c'est fini… Il n'y a plus aucune place pour le doute. Je suis triste et soulagée à la fois. Je pense à mes petits-enfants, Louis (11 ans) et Elyah (7 ans). Et à la famille de Delphine".

Les incohérences relevées

Les enquêteurs ont également relevé plusieurs incohérences dans le récit de Cédric Jubillar. Le téléphone de Delphine est resté localisé près de la maison avant de s'éteindre définitivement au petit matin, sans jamais être retrouvé. Celui de son mari, habituellement allumé, a été volontairement éteint dans la soirée. Le sens inhabituel de stationnement de la voiture de Delphine a aussi nourri les soupçons.

Le témoignage du fils

Parmi les éléments retenus par l'accusation figure aussi le témoignage du fils du couple, alors âgé de 6 ans. L'enfant raconte avoir entendu une dispute dans la nuit de la disparition et vu ses parents se bousculer près du canapé et du sapin de Noël. Cédric Jubillar a toujours contesté cette version, affirmant que son fils confondait les événements avec une autre soirée marquée par une dispute.

Les premiers indices

Faute de corps et d'aveux, l'enquête s'est longtemps appuyée sur un faisceau d'indices. Les lunettes de Delphine, retrouvées brisées dans la cuisine, intriguent les enquêteurs. Une expertise conclut que les dégâts ont pu être causés par un coup porté avec le poing. Cédric Jubillar soutient, lui, qu'elles étaient déjà cassées avant la disparition de son épouse.

Le début de l'affaire

Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans, disparaît du domicile familial de Cagnac-les-Mines (Tarn). Le couple qu'elle forme avec Cédric Jubillar est alors en instance de divorce. Son corps ne sera jamais retrouvé. Pendant plus de quatre ans, son mari nie toute implication. Condamné à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025, il affirme désormais, dans un courrier adressé à son avocat, être l'auteur du meurtre et se dit prêt à indiquer où se trouve le corps.

Le récit de la reconstitution de l'affaire Jubillar

Publié en février 2023, notre podcast Les Voix du crime revient notamment sur la reconstitution organisée en décembre 2022 dans l'affaire Delphine Jubillar, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. 

Me Philippe Pressecq, avocat de la cousine de la victime, y raconte cette étape clé de l'enquête, qui l'a convaincu de la culpabilité de Cédric Jubillar.

Comment l’avocat de Cédric Jubillar a-t-il obtenu les aveux de son client ?

Le journaliste de L'Heure du crime sur RTL, Jean-Alphonse Richard, affirme ce lundi que le conseil du peintre-plaquiste "a vu une faille" qui aurait favorisé ce changement de position.

Son avocat "a beaucoup discuté avec Jubillar en prison, il a beaucoup écouté. Et peu à peu, il a vu qu’il y avait une faille, analyse Jean-Alphonse Richard sur RTL. Il arrive au moment où la personne est sur le point de craquer. Parce qu'elle n'en peut plus d'abord de la prison, parce qu'elle a été longtemps sous neuroleptiques et sous médicaments."

L'avocat des parties civiles exige "les circonstances exactes des faits"

Alerte

Réagissant aux aveux de Cédric Jubillar, l'un des avocats des parties civiles, Me Mourad Battikh, a estimé qu'il ne s'agissait "pas d'un jour de victoire", mais "d'un jour de vérité", regrettant que celle-ci intervienne "avec plus de cinq années de retard". 

Il a souligné que ces aveux ne mettaient "pas fin à la souffrance", mais pouvaient mettre un terme "à une partie de l'incertitude", appelant à faire toute la lumière sur les circonstances du meurtre et le lieu où repose Delphine Jubillar. 

"Nous attendons désormais que cette démarche aille jusqu'à son terme. La justice a besoin d'une vérité complète : les circonstances exactes des faits, le lieu où repose Delphine, et toutes les explications que sa famille est en droit d'obtenir", insiste-t-il. 

L'avocat a enfin adressé ses pensées à la famille de la victime, estimant qu'elle mérite "une vérité entière, sans réserve, et une justice pleinement accomplie".

Cédric Jubillar passe aux aveux

Coup de tonnerre dans le dossier Jubillar : dans un courrier adressé à son avocat, auquel La Dépêche du Midi a eu accès, Cédric Jubillar reconnaît avoir tué son épouse Delphine, disparue dans le Tarn depuis fin 2020. 

"Il m'a remis un écrit détaillé en formulant des aveux de culpabilité", a déclaré son avocat, Pierre Debuisson. Jusqu’'ci, le peintre-plaquiste niait toute implication dans cette affaire. Condamné en 2025 à 30 ans de réclusion criminelle, il doit être jugé en appel en septembre.

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