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Aveux de Cédric Jubillar : sa défense juge "impossible" et "grotesque" la tenue de son procès en appel en septembre

Dans un courrier adressé à son avocat, Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse Delphine, disparue dans le Tarn depuis fin 2020. Le peintre-plaquiste avait jusque-là toujours contesté toute responsabilité. Condamné en 2025 à 30 ans de réclusion criminelle, il doit comparaître en appel en septembre.

Pierre et Guy Debuisson, avocats de Cédric Jubillar, le 6 juillet 2026.

Crédit : Lionel BONAVENTURE / AFP

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Ce que nous savons pour l'instant
  • Alors qu'il a toujours nié toute implication, Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse Delphine, disparue dans le Tarn en décembre 2020. Ces aveux, consignés dans une lettre manuscrite adressée à son avocat Pierre Debuisson et confirmés par ce dernier, interviennent à deux mois de son procès en appel.
  • Le condamné à 30 ans de réclusion affirme également être prêt à révéler l'endroit où il a dissimulé le corps de la victime, jamais retrouvé. Son avocat explique que ces confidences sont nées d'un "lien de confiance" et que son client souhaite offrir une sépulture à la mère de ses deux enfants.
  • La justice pourrait désormais ordonner un supplément d'information afin d'entendre Cédric Jubillar et, si ses indications sont jugées crédibles, lancer de nouvelles recherches. Détenu depuis juin 2021, il sera rejugé en appel à partir du 21 septembre à Toulouse, après avoir été condamné en octobre 2025 pour le meurtre de son épouse.
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Sa défense juge "impossible" la tenue de son procès en appel en septembre

Les avocats de Cédric Jubillar jugent "impossible" la tenue de son procès en appel en septembre. "C'est impossible, ce serait grotesque", a répondu Pierre Debuisson à un journaliste qui lui demandait si le procès d'appel pourrait se tenir dans les temps. 

"Une personne qui a fait du bon travail sur le plan psychologique"

Ce passage aux aveux a notamment été rendu possible grâce à l'aide d'une personne tierce, selon son avocat. Il s'agit d'"une personne qui a fait du bon travail sur le plan psychologique et qui m'a aidé considérablement, mais elle ne tient pas à révéler son identité pour le moment", précise Me Pierre Debuisson.

L'avocat ajoute qu'"il s'agit d'une personne qui va le voir régulièrement à la maison d'arrêt".

Une enquête "vraiment baclée", estime Me Pierre Debuisson

Les avocats de Cédric Jubillar cherchent maintenant à présenter une nouvelle image de leur client. "En libérant sa conscience, on va découvrir un autre personnage, ça va révéler sa sensibilité", estime Me Guy Debuisson. Selon Me Pierre Debuisson, Cédric Jubillar est également "affecté par l'absence de liens avec ses enfants, par d'échanges par courrier, par voie postale".

Me Pierre Debuisson critique par ailleurs le déroulement de l'enquête, qu'il juge "vraiment bâclée". "Si le travail avait été fait sérieusement, au bout de quarante-huit heures, le corps de Delphine aurait été retrouvé", affirme-t-il.

Cédic Jubillar prêt à donner des "précisions" sur les circonstances de la mort de Delphine

Un crédit "total" est accordé aux aveux de Cédric Jubillar, selon son avocat. Me Pierre Debuisson précise que "les précisions" concernant les circonstances de la mort de Delphine Jubillar seront "données aux magistrats".

"Les choses ont mal tourné"

Alerte

"C'est dans le cadre d'une énième dispute conjugale que les choses ont mal tourné", explique Me Pierre Debuisson, en restituant les déclarations de son client.

À son conseil, l'accusé décrit un couple "qui s'est dégradé depuis plusieurs mois avec des tensions de plus en plus fortes". "C'est dans le cadre d'une énième dispute conjugale que les choses ont mal tourné et que celui-ci se retrouve à l'origine de la disparition de sa femme", rapporte Me Pierre Debuisson.

L'avocat poursuit : "Tétanisé, quand il a repris ses esprits et qu'il a réalisé son geste, il a tout de suite pensé à ses enfants, il n'a pas voulu leur infliger cette vision de ce corps inanimé de leur mère et a pris la décision de déplacer le corps".

"Il faut que je vous dise la vérité, c'est moi", explique l'avocat de Cédric Jubillar

Alerte

"Il m'a dit : 'c'est moi'", affirme son avocat, qui évoque un "besoin de parler". Les avocats de Cédric Jubillar, Me Pierre et Me Guy Debuisson, se sont exprimés lors d'une conférence de presse.

Me Pierre Debuisson explique avoir rencontré son client il y a environ six mois et s'être rendu chaque semaine à la maison d'arrêt. Il dit avoir découvert "un détenu différent des autres", marqué selon lui par une "grande fragilité" liée à l'"isolement carcéral" et à la prise de "médicaments très forts".

"Je l'ai écouté, j'ai appris à le connaître, j'ai noué un lien de confiance et assez rapidement j'ai ressenti qu'il avait le besoin de parler. Il était verrouillé psychologiquement depuis le début", ajoute l'avocat. Et d'ajouter : "C'était très difficile pour lui de parler".

"Il y a quelques semaines, il m'a dit : écoutez Me, il faut que je vous dise la vérité, c'est moi qui suis à l'origine de la disparition de ma femme", poursuit-il.

"Nous prenons acte, mais restons très prudents pour la suite"

Sur Franceinfo, Me Laurent de Caunes, avocat du frère et de la sœur de Delphine Aussaguel, a réagi avec prudence aux dernières évolutions du dossier. "Nous prenons acte, mais restons très prudents pour la suite", a-t-il déclaré. 

L'avocat espère désormais que ces nouveaux éléments permettront de retrouver le corps de la jeune femme "dans les jours ou les semaines qui viennent", afin de mettre un terme à des années d'incertitude pour la famille.

Cédric Jubillar bientôt entendu par les magistrats ?

Selon les informations du Parisien, Cédric Jubillar devrait être entendu très prochainement par les magistrats, à la suite des aveux qu'il a formulés par écrit auprès de ses avocats. 
S'il confirme ses déclarations et fournit des indications précises sur la localisation du corps de son épouse, des opérations de recherche pourraient être engagées dans les prochains jours.

Toujours selon les informations du Parisien, la dépouille de Delphine Jubillar pourrait se trouver à seulement quelques kilomètres de son domicile de Cagnac-les-Mines, où elle a été vue vivante pour la dernière fois dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.

Comment l’avocat de Cédric Jubillar a-t-il obtenu les aveux de son client ?

Le journaliste de L'Heure du crime sur RTL, Jean-Alphonse Richard, affirme ce lundi que le conseil du peintre-plaquiste "a vu une faille" qui aurait favorisé ce changement de position.

Son avocat "a beaucoup discuté avec Jubillar en prison, il a beaucoup écouté. Et peu à peu, il a vu qu’il y avait une faille, analyse Jean-Alphonse Richard sur RTL. Il arrive au moment où la personne est sur le point de craquer. Parce qu'elle n'en peut plus d'abord de la prison, parce qu'elle a été longtemps sous neuroleptiques et sous médicaments."

L'avocat des parties civiles exige "les circonstances exactes des faits"

Alerte

Réagissant aux aveux de Cédric Jubillar, l'un des avocats des parties civiles, Me Mourad Battikh, a estimé qu'il ne s'agissait "pas d'un jour de victoire", mais "d'un jour de vérité", regrettant que celle-ci intervienne "avec plus de cinq années de retard". 

Il a souligné que ces aveux ne mettaient "pas fin à la souffrance", mais pouvaient mettre un terme "à une partie de l'incertitude", appelant à faire toute la lumière sur les circonstances du meurtre et le lieu où repose Delphine Jubillar. 

"Nous attendons désormais que cette démarche aille jusqu'à son terme. La justice a besoin d'une vérité complète : les circonstances exactes des faits, le lieu où repose Delphine, et toutes les explications que sa famille est en droit d'obtenir", insiste-t-il. 

L'avocat a enfin adressé ses pensées à la famille de la victime, estimant qu'elle mérite "une vérité entière, sans réserve, et une justice pleinement accomplie".

le psychocriminologue Florent Gathérias à 8h15 sur rtl

Ce direct est maintenant terminé. Retrouvez dès demain la suite de l'affaire Jubillar sur RTL.fr et dans la matinale de RTL, avec l'invité d'Olivier Boy dès 8h15.

la thèse de l'homicide involontaire poussée par la défense ?

Les avocats de Cédric Jubillar décrivent une dispute de couple qui aurait mal tourné, ouvrant la porte à une qualification d'homicide involontaire, à un accident, des coups et blessures qui vont entraîner la mort sans intention de la donner. "Sur le plan du droit, je crois que c'est très exactement ce que ces avocats cherchent, estime sur RTL Me Pressecq. Ça change tout au niveau des peines, ça change tout au niveau de la responsabilité pénale".

aucun document n'a été transmis à la cour d'assises

La Dépêche du Midi partage un communiqué de la première présidente de la Cour d'appel de Toulouse, Chantal Ferreira. 
"À ce stade, aucun document n'a été transmis à la cour d'assises", affirme-t-elle. "Par ailleurs, il est rappelé que conformément à l'article 283 du code de procédure pénale, la présidente de la juridiction d'assises est la seule habilitée, dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire, à ordonner d'éventuelles investigations ou auditions complémentaires."

On attend qu'il dise : 'j'ai tué Delphine "

Sur RTL, l'avocat d'une cousine très proche de Delphine Jubillar refuse de qualifier les déclarations de Cédric Jubillar "d'aveux". "Sur le fond, Cédric Jubillar n'a pas avoué le meurtre de son épouse, estime-t-il. Dans tout ce que j'ai entendu aujourd'hui, on est sur des expressions assez floues, des euphémismes. On attend qu'il dise : 'j'ai tué Delphine avec telle arme dans telle pièce'. Ça, c'est ce qu'on attend."

Une "malhonnêteté intellectuelle"

Sur BFMTV, Me Mourad Battikh, avocat de plusieurs membres de la famille de Delphine Jubillar, dénonce une "malhonnêteté intellectuelle" après la conférence de presse de Pierre et Guy Debuisson. Les avocats de Cédric Jubillar y ont notamment affirmé que l'enquête avait été "bâclée".

"Les magistrats instructeurs, on peut leur rendre hommage. Elles ont été salies, traînées dans la boue, on a dit qu'elles ont mal enquêté, que c'était trop long, qu'elles ont fait des actes inutiles… Et maintenant, on vient nous dire tout le contraire", déclare-t-il.

Sa défense juge "impossible" la tenue de son procès en appel en septembre

Les avocats de Cédric Jubillar jugent "impossible" la tenue de son procès en appel en septembre. "C'est impossible, ce serait grotesque", a répondu Pierre Debuisson à un journaliste qui lui demandait si le procès d'appel pourrait se tenir dans les temps. 

"Une personne qui a fait du bon travail sur le plan psychologique"

Ce passage aux aveux a notamment été rendu possible grâce à l'aide d'une personne tierce, selon son avocat. Il s'agit d'"une personne qui a fait du bon travail sur le plan psychologique et qui m'a aidé considérablement, mais elle ne tient pas à révéler son identité pour le moment", précise Me Pierre Debuisson.

L'avocat ajoute qu'"il s'agit d'une personne qui va le voir régulièrement à la maison d'arrêt".

Une enquête "vraiment baclée", estime Me Pierre Debuisson

Les avocats de Cédric Jubillar cherchent maintenant à présenter une nouvelle image de leur client. "En libérant sa conscience, on va découvrir un autre personnage, ça va révéler sa sensibilité", estime Me Guy Debuisson. Selon Me Pierre Debuisson, Cédric Jubillar est également "affecté par l'absence de liens avec ses enfants, par d'échanges par courrier, par voie postale".

Me Pierre Debuisson critique par ailleurs le déroulement de l'enquête, qu'il juge "vraiment bâclée". "Si le travail avait été fait sérieusement, au bout de quarante-huit heures, le corps de Delphine aurait été retrouvé", affirme-t-il.

Jubillar "regrette son geste par-dessus tout", selon son avocat

Son avocat assure que Cédric Jubillar "regrette son geste par-dessus tout". Me Pierre Debuisson affirme que son client éprouve des "regrets profonds, sincères".

"Il regrette son geste par-dessus tout" et "est affecté par l'absence de liens avec ses enfants", ajoute-t-il.

Jubillar n'a pas donné "beaucoup de détails" sur la localisation du corps de Delphine

Sur la localisation du corps, Cédric Jubillar a donné dans sa lettre "quelques précisions mais pas beaucoup de détails", explique Me Pierre Debuisson. 

L'avocat précise que son client s'exprimera davantage devant la justice et apportera des éléments plus détaillés lors de ses prochaines auditions.

Cédic Jubillar prêt à donner des "précisions" sur les circonstances de la mort de Delphine

Un crédit "total" est accordé aux aveux de Cédric Jubillar, selon son avocat. Me Pierre Debuisson précise que "les précisions" concernant les circonstances de la mort de Delphine Jubillar seront "données aux magistrats".

"Les choses ont mal tourné"

Alerte

"C'est dans le cadre d'une énième dispute conjugale que les choses ont mal tourné", explique Me Pierre Debuisson, en restituant les déclarations de son client.

À son conseil, l'accusé décrit un couple "qui s'est dégradé depuis plusieurs mois avec des tensions de plus en plus fortes". "C'est dans le cadre d'une énième dispute conjugale que les choses ont mal tourné et que celui-ci se retrouve à l'origine de la disparition de sa femme", rapporte Me Pierre Debuisson.

L'avocat poursuit : "Tétanisé, quand il a repris ses esprits et qu'il a réalisé son geste, il a tout de suite pensé à ses enfants, il n'a pas voulu leur infliger cette vision de ce corps inanimé de leur mère et a pris la décision de déplacer le corps".

"Il faut que je vous dise la vérité, c'est moi", explique l'avocat de Cédric Jubillar

Alerte

"Il m'a dit : 'c'est moi'", affirme son avocat, qui évoque un "besoin de parler". Les avocats de Cédric Jubillar, Me Pierre et Me Guy Debuisson, se sont exprimés lors d'une conférence de presse.

Me Pierre Debuisson explique avoir rencontré son client il y a environ six mois et s'être rendu chaque semaine à la maison d'arrêt. Il dit avoir découvert "un détenu différent des autres", marqué selon lui par une "grande fragilité" liée à l'"isolement carcéral" et à la prise de "médicaments très forts".

"Je l'ai écouté, j'ai appris à le connaître, j'ai noué un lien de confiance et assez rapidement j'ai ressenti qu'il avait le besoin de parler. Il était verrouillé psychologiquement depuis le début", ajoute l'avocat. Et d'ajouter : "C'était très difficile pour lui de parler".

"Il y a quelques semaines, il m'a dit : écoutez Me, il faut que je vous dise la vérité, c'est moi qui suis à l'origine de la disparition de ma femme", poursuit-il.

"Je réalise que je me suis profondément trompée", confie Séverine, une ex-compagne de Cédric Jubillar

Dans le dossier Jubillar, Séverine, ex-compagne de Cédric Jubillar, avait noué une relation avec lui quelques mois après la disparition de Delphine, alors qu'il venait d'être mis en examen et placé en garde à vue. Longtemps persuadée de son innocence et restée parmi ses rares soutiens publics, elle avait rencontré l'accusé en mars 2020, dans le cadre de son intérêt pour l'affaire, avant que leur relation ne débute quelques jours plus tard.

Aujourd'hui, elle revient sur ce soutien avec une profonde remise en question : "Je ressens une immense tristesse, une profonde déception et un véritable sentiment d'effondrement. Pendant six années, j'ai défendu Cédric Jubillar, persuadé de son innocence. J'y ai consacré une grande partie de mon temps, de mon énergie et de ma vie, convaincue de défendre un homme injustement accusé. Si les aveux qui viennent d'être annoncés sont confirmés, je réalise que je me suis profondément trompée".


Selon elle, "cette prise de conscience est extrêmement douloureuse". "J'ai le cœur brisé. J'ai le sentiment d'avoir défendu un homme qui ne méritait pas ma confiance, et cette réalité est très difficile à accepter. Je tiens à présenter mes excuses à toutes les personnes que mes prises de position ont pu blesser ou choquer, en particulier à la famille de Delphine Jubillar, à ses enfants et à tous ceux qui souffrent depuis tant d'années. Mon intention n'a jamais été de minimiser leur douleur. J'ai simplement défendu ce que je croyais être la vérité".

Dans un SMS consulté par RTL, Séverine explique que "cette affaire a bouleversé [s]a vie et celle de [s]on entourage". "Aujourd'hui, je mesure les conséquences de mon engagement et je vais devoir apprendre à vivre avec cette immense désillusion. Il me faudra du temps pour me reconstruire après avoir consacré six années de ma vie à défendre quelqu'un que je croyais innocent".

Et d'ajouter : "Je ne cherche ni à me justifier ni à fuir mes responsabilités. Je souhaite simplement reconnaître publiquement mon erreur et exprimer mes regrets les plus sincères. (...) Merci à celles et ceux qui comprendront la détresse dans laquelle je me trouve aujourd'hui".

Une conférence de presse à 13h

Une conférence de presse est prévue aujourd'hui à 13 heures au cabinet toulousain de l'avocat Pierre Debuisson, qui s'exprimera sur le dossier.

"Je suis étonné par ses aveux", réagit l'ancien avocat de Cédric Jubillar

Sur LCI, l'ancien avocat de Cédric Jubillar, Me Martin, a réagi avec surprise aux récents aveux de son ancien client. "Je suis étonné par ses aveux", a-t-il déclaré, évoquant un possible lien avec le changement de défense. 

Selon lui, cette évolution pourrait traduire une volonté de modifier sa ligne de défense, sans qu'il puisse en connaître les raisons profondes. "Manifestement, une volonté de se soulager. Je ne sais pas quel est son état d'esprit et je me refuse à tout commentaire sur le fond", a-t-il ajouté.

"Nous prenons acte, mais restons très prudents pour la suite"

Sur Franceinfo, Me Laurent de Caunes, avocat du frère et de la sœur de Delphine Aussaguel, a réagi avec prudence aux dernières évolutions du dossier. "Nous prenons acte, mais restons très prudents pour la suite", a-t-il déclaré. 

L'avocat espère désormais que ces nouveaux éléments permettront de retrouver le corps de la jeune femme "dans les jours ou les semaines qui viennent", afin de mettre un terme à des années d'incertitude pour la famille.

Cédric Jubillar bientôt entendu par les magistrats ?

Selon les informations du Parisien, Cédric Jubillar devrait être entendu très prochainement par les magistrats, à la suite des aveux qu'il a formulés par écrit auprès de ses avocats. 
S'il confirme ses déclarations et fournit des indications précises sur la localisation du corps de son épouse, des opérations de recherche pourraient être engagées dans les prochains jours.

Toujours selon les informations du Parisien, la dépouille de Delphine Jubillar pourrait se trouver à seulement quelques kilomètres de son domicile de Cagnac-les-Mines, où elle a été vue vivante pour la dernière fois dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.

Les confidences en détention

Pendant sa détention, plusieurs personnes ont affirmé que Cédric Jubillar leur avait confié avoir tué son épouse. Un codétenu, une ancienne compagne et d'autres proches ont évoqué des confidences sur les circonstances du meurtre ou l'emplacement du corps. À chaque fois, l'accusé a dénoncé des mensonges ou de simples plaisanteries. Jusqu'à ce courrier adressé à son nouvel avocat, dans lequel il reconnaît finalement sa culpabilité.

Les menaces avant la disparition

Au cours de l'enquête, plusieurs témoins ont rapporté des propos inquiétants attribués à Cédric Jubillar. Devant sa mère, il aurait déclaré quelques semaines avant la disparition : "Je vais la tuer, je vais l'enterrer, personne ne la retrouvera". Il a reconnu une partie de ces propos, tout en assurant qu'ils avaient été prononcés sous le coup de la colère. D'autres témoins ont également évoqué des menaces similaires, qu'il a toujours contestées.

La mère de Cédric Jubillar se dit "triste et soulagée"

Jointe par Le Parisien, la mère de Cédric Jubillar, Nadine Jubillar, a réagi avec émotion ce lundi. "Mon cœur de maman espérait qu'il n'y soit pour rien et s'accrochait à ce qu'il restait de doute… Mais ma tête de femme sensée ne pouvait arriver qu'à la conclusion qu'il était coupable. Cette fois, si tout cela se confirme, c'est fini… Il n'y a plus aucune place pour le doute. Je suis triste et soulagée à la fois. Je pense à mes petits-enfants, Louis (11 ans) et Elyah (7 ans). Et à la famille de Delphine".

Les incohérences relevées

Les enquêteurs ont également relevé plusieurs incohérences dans le récit de Cédric Jubillar. Le téléphone de Delphine est resté localisé près de la maison avant de s'éteindre définitivement au petit matin, sans jamais être retrouvé. Celui de son mari, habituellement allumé, a été volontairement éteint dans la soirée. Le sens inhabituel de stationnement de la voiture de Delphine a aussi nourri les soupçons.

Le témoignage du fils

Parmi les éléments retenus par l'accusation figure aussi le témoignage du fils du couple, alors âgé de 6 ans. L'enfant raconte avoir entendu une dispute dans la nuit de la disparition et vu ses parents se bousculer près du canapé et du sapin de Noël. Cédric Jubillar a toujours contesté cette version, affirmant que son fils confondait les événements avec une autre soirée marquée par une dispute.

Les premiers indices

Faute de corps et d'aveux, l'enquête s'est longtemps appuyée sur un faisceau d'indices. Les lunettes de Delphine, retrouvées brisées dans la cuisine, intriguent les enquêteurs. Une expertise conclut que les dégâts ont pu être causés par un coup porté avec le poing. Cédric Jubillar soutient, lui, qu'elles étaient déjà cassées avant la disparition de son épouse.

Le début de l'affaire

Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans, disparaît du domicile familial de Cagnac-les-Mines (Tarn). Le couple qu'elle forme avec Cédric Jubillar est alors en instance de divorce. Son corps ne sera jamais retrouvé. Pendant plus de quatre ans, son mari nie toute implication. Condamné à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025, il affirme désormais, dans un courrier adressé à son avocat, être l'auteur du meurtre et se dit prêt à indiquer où se trouve le corps.

Le récit de la reconstitution de l'affaire Jubillar

Publié en février 2023, notre podcast Les Voix du crime revient notamment sur la reconstitution organisée en décembre 2022 dans l'affaire Delphine Jubillar, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. 

Me Philippe Pressecq, avocat de la cousine de la victime, y raconte cette étape clé de l'enquête, qui l'a convaincu de la culpabilité de Cédric Jubillar.

Comment l’avocat de Cédric Jubillar a-t-il obtenu les aveux de son client ?

Le journaliste de L'Heure du crime sur RTL, Jean-Alphonse Richard, affirme ce lundi que le conseil du peintre-plaquiste "a vu une faille" qui aurait favorisé ce changement de position.

Son avocat "a beaucoup discuté avec Jubillar en prison, il a beaucoup écouté. Et peu à peu, il a vu qu’il y avait une faille, analyse Jean-Alphonse Richard sur RTL. Il arrive au moment où la personne est sur le point de craquer. Parce qu'elle n'en peut plus d'abord de la prison, parce qu'elle a été longtemps sous neuroleptiques et sous médicaments."

L'avocat des parties civiles exige "les circonstances exactes des faits"

Alerte

Réagissant aux aveux de Cédric Jubillar, l'un des avocats des parties civiles, Me Mourad Battikh, a estimé qu'il ne s'agissait "pas d'un jour de victoire", mais "d'un jour de vérité", regrettant que celle-ci intervienne "avec plus de cinq années de retard". 

Il a souligné que ces aveux ne mettaient "pas fin à la souffrance", mais pouvaient mettre un terme "à une partie de l'incertitude", appelant à faire toute la lumière sur les circonstances du meurtre et le lieu où repose Delphine Jubillar. 

"Nous attendons désormais que cette démarche aille jusqu'à son terme. La justice a besoin d'une vérité complète : les circonstances exactes des faits, le lieu où repose Delphine, et toutes les explications que sa famille est en droit d'obtenir", insiste-t-il. 

L'avocat a enfin adressé ses pensées à la famille de la victime, estimant qu'elle mérite "une vérité entière, sans réserve, et une justice pleinement accomplie".

Cédric Jubillar passe aux aveux

Coup de tonnerre dans le dossier Jubillar : dans un courrier adressé à son avocat, auquel La Dépêche du Midi a eu accès, Cédric Jubillar reconnaît avoir tué son épouse Delphine, disparue dans le Tarn depuis fin 2020. 

"Il m'a remis un écrit détaillé en formulant des aveux de culpabilité", a déclaré son avocat, Pierre Debuisson. Jusqu’'ci, le peintre-plaquiste niait toute implication dans cette affaire. Condamné en 2025 à 30 ans de réclusion criminelle, il doit être jugé en appel en septembre.

Outre ses aveux de culpabilité, il se dit prêt à donner des indications sur l'endroit où il a dissimulé le corps.

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