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TGV, TER, RER, métro... À quelles perturbations faut-il s'attendre à la SNCF et dans les transports RATP pour la journée de grève du 5 novembre ?

La SNCF prévoit un trafic "perturbé" sur la plupart de ses lignes régionales, dont franciliennes, et "légèrement perturbé" pour les TGV, en raison de l'appel national à la grève lancé par les principaux syndicats du pays pour défendre les salaires et l'emploi, jeudi 5 novembre.

Un train de la SNCF à Valence (image d'illustration).

Crédit : Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

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Le transport ferroviaire sera affecté par le mouvement de grève de jeudi 5 novembre. À deux jours de cette date, la SNCF prévoit un trafic perturbé en raison de l'appel national à la grève pour défendre les salaires et l'emploi, quand la RATP table sur un trafic "normal" sur ses métros, bus et tramways, à l'exception du RER B, dans l'agglomération parisienne. Les RER opérés par la SNCF - C, D et E - seront donc soumis à des perturbations.

"Dans le cadre du mouvement social national interprofessionnel, le trafic des trains SNCF Voyageurs du jeudi 5 novembre sera légèrement perturbé sur les liaisons TGV, et perturbé sur les liaisons Intercités, TER et sur les trains et RER d'Île-de-France", a indiqué la SNCF dans un bref communiqué. Ses prévisions de trafic ligne par ligne seront détaillées mercredi en fin d'après-midi, tout comme le fera la RATP.

Tous les clients TGV et Intercités dont le train est supprimé "seront recontactés et pourront bénéficier de l'échange ou du remboursement sans frais de leur billet", ajoute la SNCF.

Vers une fermeture de stations à Paris ?

Les quatre syndicats représentatifs de l'entreprise ferroviaire nationale (CGT, Unsa Ferroviaire, Sud Rail et CFDT) ont lancé un appel unitaire à une grève de 24 heures le 5 novembre, rejoignant le mot d'ordre national. Leurs revendications portent sur un rattrapage de l'inflation pour les salaires SNCF. Plus largement, les syndicats de cheminots dénoncent un "budget régressif" qui "va aggraver la pauvreté, amputer la Sécurité sociale, geler les salaires des fonctionnaires et assécher les moyens pour la transition écologique".

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"Si la préfecture de police de Paris nous demande de fermer des stations, cela n'empêche pas les trains de rouler", a souligné un responsable de la RATP. Lors des manifestations du samedi des lycéens, étudiants et gilets jaunes, la préfecture avait demandé la fermeture de plusieurs dizaines de stations de métro pour protéger l'accès de certains quartiers de la capitale.

"Lors des dernières manifestations de gilets jaunes, on est passé pas loin de l'incident grave de voyageurs sur certaines lignes, par exemple à Réaumur-Sébastopol (ligne 3 et ligne 4) : les passagers étaient massés sur les quais avec 35 minutes d'attente avant de pouvoir entrer dans un métro. Je ne sais pas si la préfecture va prendre en compte ce phénomène, car si les attroupements massifs de ce type ne sont pas canalisés, ils peuvent se transformer en drames humains", a alerté Vincent Gautheron secrétaire général de l'URIF-CGT auprès de l'AFP. 

Une date proche du lancement du TGV M

Ce jour de grève est symbolique pour la SNCF, car ce sera la veille de la date à laquelle la nouvelle rame, le TGV M, doit effectuer son premier voyage officiel entre Paris-Gare de Lyon et Marseille Saint-Charles. Ce mardi, les syndicats de cheminots étaient rassemblés devant le siège de la SNCF à Saint-Denis pour appuyer une demande de rattrapage de l'inflation sur les salaires 2026, durant une réunion sur le sujet avec la direction.

Un accord trouvé précédemment "prévoyait une augmentation générale annuelle de 0,5% des salaires, payable en deux fois, sur la base d'une inflation de 1,3% estimée à l'époque des négociations annuelles obligatoires sur les salaires (NAO)" a rappelé Fabrice Charrière, secrétaire général d'Unsa Ferroviaire, le deuxième syndicat de la SNCF, à l'AFP.

Or, l'inflation est avérée à +3,4% sur les 12 derniers mois en octobre selon l'Insee, et prévue à +2,3% sur l'année par la Banque de France, relève l'Unsa dans un communiqué. Le syndicat demande une augmentation générale de 2,6% avec effet rétroactif au 1er juillet. L'Unsa Ferroviaire et la CFDT sont les deux seuls syndicats à avoir signé l'accord 2026 NAO de la SNCF. CGT et Sud ne l'ont pas signé. L'accord n'a pu formellement entrer en vigueur, UNSA et CFDT représentant moins de 50% de l'ensemble des salariés. La direction l'a quand même appliqué de manière unilatérale. Il prévoyait notamment une clause de revoyure si l'inflation dérivait significativement par rapport aux prévisions.

À l’issue d'une réunion ce mardi, la direction a proposé des mesures supplémentaires comme le paiement d'une prime de partage de la valeur de 400 euros fin novembre, une revalorisation des allocations frais kilométriques de 5% et des allocations de dimanche, fêtes et nuit également augmentées, rapporte BFMTV.

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