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INFO RTL - Procès Kessaci : menacé de mort, Ahmed Zakaria Bensaci à l'isolement renforcé à la prison des Baumettes à Marseille

Après un moment d'audience très rare dans un procès de criminalité organisée lundi soir, l'un des accusés au procès de l'assassinat du grand frère de Brahim Kessaci a décidé de livrer des aveux, mouillant ses co-accusés dans le même box de la cour d'assises d'Aix-en-Provence. Et dans la même prison des Baumettes, à Marseille. Son avocate Me Nairi Zadourian a révélé ce mardi à l'audience que son client avait été la cible, cette nuit, de menaces de mort. Des menaces qui sont prises très au sérieux par l'administration pénitentiaire, selon les informations de RTL.

Prison des Baumettes à Marseille

Crédit : Christophe SIMON / AFP

Plana Radenovic & Hugo Amelin

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Scène surréaliste lundi soir au procès Kessaci. Après les témoignages très forts des mamans des victimes, dont celle de Brahim Chabane, le grand frère du militant anti-narcotrafic et homme politique Amine Kessaci, Ahmed Zakaria Bensaci, l'un des accusés, très encadré par les forces de sécurité dans le box, s'est levé, pour désigner ses co-accusés : "La personne qui a tiré, c'est Oualane, le commanditaire, c'est Harrat", a-t-il lancé avant de se lancer dans le récit de la nuit fatale. 

Cette nuit de décembre 2020, où trois hommes ont été assassinés. Narcotrafiquant au lourd casier judiciaire Amine Oualane est devenu l'un des chefs présumés de l'organisation criminelle DZ Mafia à partir de 2023. Karim Harrat alias "Rantanplan", considéré comme une figure du narcobanditisme marseillais, est soupçonné de plusieurs règlements de compte. Tous deux nient leur implication dans le triple assassinat.

Les mots "inconscients" de Bensaci, selon son avocate Me Nairi Zadourian, ont eu un effet quasi immédiat. D'après les propos de Me Zadourian dans Le Figaro, son client a été la cible de menaces de morts presque dès son retour dans sa cellule, à la prison des Baumettes. Une maison d'arrêt où il est incarcéré le temps du procès, comme les deux co-accusés qu'il a désignés. 

D'après les informations de RTL, l'administration pénitentiaire, qui suit attentivement ce qu'il se passe dans la salle d'audience, prend très au sérieux ces menaces. Le détenu Bensaci était déjà placé à l'isolement, cet isolement est désormais "renforcé", de source pénitentiaire. Désormais, il sortira de sa cellule, toujours escorté par un surveillant. Et il ne devra côtoyer aucun autre détenu, ni en promenade, ni même au moment où les repas lui seront servis en cellule ; l'auxi, un détenu qui aide le personnel pénitentiaire, devra reculer dans la coursive. 

À écouter aussi

S'il doit avoir un parloir avec son avocate, tous les mouvements seront bloqués. Et ce soir encore, les surveillants vont écouter ce qui se dit aux fenêtres des cellules, afin de pouvoir sanctionner disciplinairement ceux qui le menaceraient. Si la menace se fait trop forte, la possibilité de le changer d'établissement pénitentiaire sera examinée.

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