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L'entrée du siège social de Tefal, à Rumilly (Haute-Savoie).
Crédit : Antoine Boureau / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Un plan d'économies draconien. Pour renouer avec la croissance et de s'adapter à un marché de plus en plus concurrentiel, le groupe d'électroménager Seb (Moulinex, Tefal, Rowenta) envisage de supprimer 2.100 postes dans le monde, dont 500 en France.
En marge de la présentation de ses résultats pour 2025, Seb a présenté aux organisations syndicales un plan qui vise à "retrouver" une "trajectoire de croissance rentable", ce mercredi 25 février 2026. "Notre première priorité, c'est de redresser la rentabilité (…), parce que nous avons connu un accident en 2025" dans ce domaine, a expliqué Stanislas de Gramont, directeur général du groupe français.
En ce qui concerne la France, la production "n'est pas concernée" par ces suppressions et "il n'y aura pas de départs contraints", a assuré le directeur général.
En France, au niveau de l'emploi, les "activités support", comme "la finance et les ressources humaines", seront principalement touchées, ainsi que la logistique, le marketing, ou le développement produit, selon Stanislas De Gramont, qui précise que "l'intelligence artificielle jouera un rôle dans ces rationalisations".
Dans le pays, sept entités juridiques sont potentiellement concernées par ce plan, dont les sites de Pont-Evêque (Isère), Mayenne (Mayenne) ou Rumilly (Haute-Savoie), mais également le siège social à Ecully, en périphérie lyonnaise.
Dans le reste de l'Europe, où jusqu'à 900 postes pourraient être concernés, Seb devait également démarrer mercredi matin une discussion avec les partenaires sociaux, notamment en Allemagne, "concernant l'avenir de la production sur trois usines", mais également des points de vente.
Les 700 postes susceptibles d'être supprimés hors d'Europe, "seront répartis de manière égale", avec quelques pays comme l'Egypte, la Turquie ou le Brésil "qui seront un peu plus impactés", selon le dirigeant.
Le groupe français a vu son chiffre d'affaires reculer en 2025 de 1,2% à 8,17 milliards d'euros. Le bénéfice net part du groupe augmente de 5,6% à 245 millions d'euros. Il s'agit d'une progression en trompe-l'oeil, Seb ayant écopé en 2024 d'une amende de l'autorité de la concurrence de près de 190 millions d'euros pour entente avec d'autres fabricants d'électroménager.
Le résultat opérationnel, qui ne prend pas en compte cette sanction, a chuté de 25% : si une large part de cette chute est due à des difficultés aux États-Unis, et à un environnement perturbé par les droits de douane, "au delà de ça, on voit une transformation forte de la relation entre les marques et les consommateurs. On voit une accélération des cycles d'innovation, le marché accélère", a indiqué le dirigeant, qui souhaite "réduire de 30% le temps de mise en marché" des innovations du groupe.
Pour cela, Seb souhaite, selon son patron, "rapprocher" ses équipes de recherche et développement des zones de production, alors qu'aujourd'hui, par exemple "50% de ce qui est produit en Asie" est développé en France.
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