1. Accueil
  2. Actu
  3. Conso
  4. Retraites : les fonctionnaires inquiets pour leur avenir
1 min de lecture

Retraites : les fonctionnaires inquiets pour leur avenir

REPLAY - Une étude montre que les agents de la fonction publique ne savent pas à quel âge ils pourront cesser de travailler, ni combien ils toucheront une fois leur carrière terminée.

Journée d'action nationale contre la précarité dans la Fonction publique, le 20 janvier 2011 à Paris (archives)
Journée d'action nationale contre la précarité dans la Fonction publique, le 20 janvier 2011 à Paris (archives)
Crédit : AFP / BORIS HORVAT
Retraites : les fonctionnaires inquiets pour leur avenir
01:01
Marie-Bénédicte Allaire & Julien Absalon

Les fonctionnaires broient du noir. Selon une étude de la Préfon, la caisse nationale de prévoyance de la fonction publique, 60% d'entre eux se disent "inquiets" voire "très inquiets" pour leur avenir et leur future retraite. Le pourcentage grimpe même à 70% parmi les fonctionnaires âgés de 35 à 49 ans, ce qui correspond à une hausse de neuf points par rapport au dernier baromètre réalisé en août 2015. 

Entre les nouvelles mesures sur l'évolution et la rémunération des carrières, les déclarations polémiques d'Emmanuel Macron sur leur statut qui ne se justifierait plus, les fonctionnaires se sentent perdus. 58% d'entre eux s'estiment ainsi "insuffisamment" renseignés sur leur retraite et plus d'un sur quatre n'ont aucune idée de l'âge auquel ils pourront arrêter de travailler. "Je ne sais pas encore. Je crains que les règles ne changent", confie à RTL une employée de 57 ans à la mairie de Paris.

Le sondage, effectué auprès d'un échantillon de 1.426 personnes, montre aussi que 60% des fonctionnaires ne savent pas combien ils toucheront une fois leur carrière terminée. Pour certains, c'est parce que la retraite est encore une affaire lointaine. "J'ai actuellement 32 ans, donc je ne regarde pas trop. Mais je me dis qu'elle ne sera pas grosse", explique Céline, salariée de la RATP. Pour d'autres, cela leur permet justement d'être moins inquiets. "J'ai fermé les yeux sur les calculs, ça m'aide à mieux vivre", explique Mohammed, un enseignant de 57 ans qui ne s'arrêtera qu'une fois que ses enfants seront tirés d'affaire.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/