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Retraites complémentaires : travailler plus pour ne pas gagner moins

REPLAY - ÉDITO - Les partenaires sociaux ont dessiné un accord de principe qui vise à préserver les retraites complémentaires Agirc - Arrco. Pour la CGT c’est un casus belli. Pour le patronat, cela brise le tabou de l’âge du départ en retraite.

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Retraites complémentaires : travailler plus pour ne pas gagner moins Crédit Média : RTL | Date :
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Les partenaires sociaux ont dessiné un accord de principe qui vise à préserver les retraites complémentaires Agirc - Arrco. Ces pensions sont-elles sauvées ? Avec un schéma de travail très simple : les salariés vont devoir travailler plus pour ne pas toucher moins. Pour le dire simplement, la mécanique de la retraite à 63 ans est enclenchée. Pour la CGT qui veut exister dans le durcissement c’est un casus belli. Pour le patronat, un deal qui brise le tabou de l’âge du départ en retraite. Concrètement, l’avenir des pensions complémentaires passerait par un système de bonus-malus qui allongera d’un an, dès 2019, la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier de sa retraite complémentaire à taux plein.
Tout le monde va-t-il partir en retraite plus tard ? Il faut aujourd’hui 2 conditions pour bénéficier du taux plein :  respecter l’âge légal de 62 ans et cotiser au moins 41 ans et demi. Ce sont ces règles de base qui vont changer pour les complémentaires. Pour un départ à 62 ans, avec tous ses trimestres, la pension va perdre 10% les 1ères, 2ièmes, et 3ièmes années de retraite avant de récupérer son taux plein à 65 ans. Pour un salaire de 1800 euros dont la pension est de 1300 euros cela représenterait un effort de 50 euros par mois. Pour un départ à 63 ans, pas de malus, le taux plein est assuré. Pour un départ à 64 ans, le retraité bénéficierait d’une surcote de 10, 20 et 30 % au fil des ans.

Existe-t-il une autre solution ?  Le déficit pour 2014 est de 3 milliards d'euros pour ces 2 régimes. À ce rythme, le versement même des pensions est compromis à très court terme. Inimaginable quand l’Arrco et l’Agirc assurent de 30 à 70 % du total des pensions perçues par les salariés du privé. C’est pour cette raison que les syndicats acceptent que 85 % des 6 milliards d’économies d’ici 2020, reposent sur les salariés et les pensionnés dont les retraites sont gelées. 
Leur analyse est simple : la retraite à 60 ans dans des conditions décentes est un leurre. Il y a encore en France, 2 actifs pour un retraité. Il n’y en aura plus que 3 pour 2 dans 20 ans. Pour François Hollande, c’est une bombe qui se désamorce. Il va pouvoir, sans mettre les mains dans le dossier, vanter les vertus du dialogue social. Mais c’est une satisfaction qui a sa cruauté : cet accord qui met en lumière le courage réformiste des syndicats souligne aussi la pusillanimité de nos dirigeants politique depuis 25 ans.

Le bloc note

EDF va demander au gouvernement des hausses de tarifs de l'électricité. L'électricien a besoin de 50 milliards en 10 ans.

La note du jour

05/20 à Michel Sapin. Le président  s'est engagé à une pause fiscale. Son ministre devrait valider une nouvelle taxe sur nos contrats d'assurance pour le fonds d'indemnisation des victimes d'attentats.

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