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Retraites complémentaires : ce que va changer le bonus-malus pour les salariés

REPLAY / ÉCLAIRAGE - L'accord prévoit un système incitant les salariés à réaliser au moins quatre trimestres supplémentaires une fois qu'ils auront atteint leur âge légal de départ.

Retraite (illustration).
Retraite (illustration).
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Retraites complémentaires : ce qui va changer pour les salariés
01:43
Christophe Ponzio
Christophe Ponzio
Animateur

Les caisses des retraites complémentaires vont être renflouées. Malgré les départs de la CGT et de Force ouvrière de la table des négociations, le patronat et trois autres syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) ont trouvé un "accord de principe" sur un projet allant dans de sens, vendredi 16 octobre. Une réunion est prévue le 30 octobre pour concrétiser cette entente qui va inciter les salariés à travailler plus longtemps.

Un malus pour ceux qui ne font pas d'année en plus

À partir de 2019, les salariés et cadres nés en 1957 et après auront intérêt à travailler une année supplémentaire, après avoir rempli les conditions nécessaires pour partir avec une retraite de base à taux plein (62 ans et 41,5 années de cotisation). Par conséquent, il faudra réaliser quatre trimestres supplémentaires.

Sinon, une décote sera appliquée sur la retraite complémentaire : un malus de 10% pendant au moins trois ans. Cela représente un effort de 50 euros par mois, pour les personnes touchant une pension de 500 euros. Pour pouvoir récupérer sa retraite complémentaire à taux plein, il faudra alors attendre de souffler ses 65 bougies. Ce mécanisme s'applique également pour une personne qui accomplit, par exemple, toutes ses annuités à l'âge de 64 ans. Il devra ainsi attendre 65 ans et donc d'avoir effectué quatre trimestres de plus pour partir à la retraite sans décote.

Un bonus accordé en travaillant plus

À l'inverse, les travailleurs qui décident de continuer à cotiser au-delà de 42 annuités et demi vont bénéficier d'un bonus. Cette surcote revalorisera les pensions de 10, 20 et 30%. Il faudra pour cela rester en activité pendant deux, trois ou quatre ans supplémentaires. Le dispositif ne touche pas les retraités les plus modestes. En effet, ceux qui sont exonérés de la contribution sociale généralisée (CSG) ne sont pas concernés, ni les salariés nés avant 1957.

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