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"Quand vous passez 7 à 8 heures par jour avec les animaux, on arrive à les aimer", confie un éleveur

REPLAY - Régis Desrumeaux, éleveur de vaches laitières, vit une histoire d'amour avec ses animaux malgré les difficultés du métier.

Régis Desrumeaux éleveur de vaches laitères
Régis Desrumeaux éleveur de vaches laitères
Crédit : Marie-Bénédicte Allaire
"Quand vous passez 7 à 8 heures par jour avec les animaux, on arrive à les aimer", confie un éleveur
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Marie-Bénédicte Allaire

"Voilà mes filles, et là mes petits veaux". Régis Desrumeaux est éleveur de vaches laitières, des Holstein, en Picardie. "Regardez derrière, le petit veau, c’est un petit veau qui est né cette nuit, ça", présente fièrement l'éleveur. Dans son département de l’Oise, il y a beaucoup de céréaliers, Régis lui ne conçoit pas son métier sans animaux. "J’ai des vaches qui arrivent à une dizaine d’années pour les plus vieilles, tant que ça va, par contre parfois on s’entête à garder une vache et puis quand vous arrivez la vache est morte", explique Régis. "Il y en a certaines qui sortent un peu du lot, regardez celle-là, elle nous suit depuis tout à l’heure. Vous savez quand vous passez 7 à 8 heures par jour avec les animaux, on arrive à les aimer quand même", confie-t-il.

Cette ferme picarde aux murs de brique rouge, Régis Desrumeaux y est né il y a 45 ans. "Depuis que je suis tout petit, mes souvenirs c’est d’être dans le tracteur avec mon père et de m’endormir, quand on avait la chance d’être là pour faire les foins pendant les vacances scolaires, j’étais ravi  21"

Un rythme fou pour 650 euros par mois

Régis cultive la terre avec amour, même s’il est conscient des excès d’une agriculture trop industrielle. "On ne peut être que blessé quand on nous dit la pollution, c’est les agriculteurs, si demain il n’y a plus d’agriculture, qu’est-ce que ça va être la plaine, des champs de chardons. Les prairies, les haies, les bois, c’est ce qui fait la beauté de tout ça", justifie-t-il. Des journées à rallonge, très peu de vacances, un salaire de 650 euros par mois. Heureusement, Pascale, son épouse, travaille à l’extérieur, mais Régis ne se plaint pas. "Si ça me déplaît je vais travailler ailleurs, je peux aller travailler à l’usine, c’est pas le problème, mais c’est un choix de rester", poursuit Régis. 

Régis Desrumeaux
Régis Desrumeaux
Crédit : Marie-Bénédicte Allaire

Et d’ailleurs, ses deux enfants suivent sa trace. Sa fille se destinait au journalisme, finalement elle veut revenir à la ferme. C’est une fierté et en même temps une inquiétude, mais on aime avoir les mains qui accrochent par ce que c’est notre métier, c’est comme ça. C’est une transmission, une histoire qui se poursuit, de génération en génération.

Portraits de personnes qui sont passionnées par leur métier et savent transmettre cette flamme : un colonel des sapeurs-pompiers, une sage-femme, ou encore un facteur d'instruments de musique, pour citer quelques exemples... 

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