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Présidentielle 2017 : "Le grand n'importe quoi en matière économique"

ÉDITO - Christian Menanteau réagit aux dernières sorties de Marine Le Pen sur les mutuelles et de Jean-Luc Mélenchon sur l'espérance de vie.

Christian Menanteau
Christian Menanteau
Crédit : Romain Boé / SIPA / RTL
Présidentielle 2017 : "Le grand n'importe quoi en matière économique", selon Christian Menanteau
03:13
Présidentielle 2017 : "Le grand n'importe quoi en matière économique"
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Loïc Farge
Journaliste

Marine Le Pen veut baisser le coût des mutuelles en leur interdisant la publicité. C'est déroutant. Ce genre de proposition, c'est le faux lapin qui sort d’un chapeau imaginaire. La candidate du Front national avance, en effet, qu’elle pourra retourner 8 milliards de pouvoir d’achat aux Français en réduisant leurs primes de mutuelles. Simplement en interdisant à ces organismes de faire de la publicité dans l'audiovisuel et les journaux. La somme est colossale. C'est l’équivalent le quart du budget de la Défense nationale. Si c'était sérieux ce serait magnifique. Le problème, c’est que cette affirmation ne repose sur aucune donnée sérieuse, étayée et surtout conforme aux réalités économiques de nos complémentaires santé, toutes origines confondues.

On comprend la déception de ceux qui ont pris cette proposition au pied de la lettre. Mais un examen des données à notre disposition démontre d'abord que les charges de tous les coûts et frais de gestion, bien au-delà des seules de dépenses de publicité de l’ensemble des complémentaires santé (les mutuelles, les assurances, les organismes de prévoyance), sont inférieures à 7 milliards d'euros. Ensuite, à l’intérieur de cette enveloppe de dépenses, celles consacrées à la publicité représentent au total 2,7 milliards. Conclusion : Marine Le Pen invente en quelques minutes sur un plateau de télévision 5,3 milliards de bénéfices potentiels au profit des consommateurs.

À des degrés divers, tous les candidats y ont été de leur gros lapin lors du débat télé

Christian Menanteau

Ce n'est pas le seul gros lapin de ce premier débat. À des degrés divers, tous les candidats y ont été de leur contribution. On a déjà évoqué la durée du travail malmenée par François Fillon ou les chiffres non documentés de la transition énergétique de Benoît Hamon. Mais le plus déconcertant a été le jet de Jean-Luc Mélenchon sur notre espérance de vie. À rebours de toutes les informations certifiées, il a raccourci l'allongement de notre durée de vie théorique moyenne de cinq ans pour renforcer sa démonstration sur la nécessité de revenir à la retraite à 60 ans pour tous.

Cette accumulation des fausses promesses, encore plus grossière dans les meetings, n'aide pas à la compréhension des enjeux et, au final, des politiques que nous proposent les candidats.

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