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2 min de lecture
Une personne en train de recharger une voiture électrique à Nice (image d'illustration)
Crédit : Valery HACHE / AFP
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La flambée du prix des carburants a convaincu de nombreux automobilistes de passer à l'électrique. Les ventes de voitures électriques neuves ont décollé : plus 42% en avril, d'après la plateforme automobile qui regroupe tous les constructeurs.
Au total, les immatriculations de voitures neuves atteignent 539.895 unités depuis janvier, soit un recul de 1,6% par rapport aux quatre premiers mois de 2025. Et si l'on compare aux ventes de voitures neuves d'avant la crise sanitaire, le marché reste inférieur de 27,19% à ce qu'il était lors des quatre premiers mois de 2019. Tendance durable ou emballement ponctuel ?
Il s'agit bien d'une vraie tendance. Plus d'une voiture neuve sur quatre est électrique. Ces derniers mois ont connu une accélération très nette, avec une hausse de 48% depuis le début de l'année. Même dynamique du côté des voitures d'occasion avec une demande en hausse de 50%. Mais cela reste certes marginal, avec à peine 3% des transactions. Cependant, ce pourcentage devrait rapidement progresser avec l'arrivée massive des modèles récents.
Au-delà du carburant cher, le prix est l'un des éléments qui permet d'expliquer cet engouement. La nouvelle Renault Twingo électrique est passée sous la barre des 20.000 euros, tout comme la Citroën IC3. Avec les aides, le prix d'une voiture électrique peut même tomber à 14.000 euros. Soit quasiment le prix d'une voiture thermique.
Cela est donc beaucoup plus économique : jusqu'à trois fois moins cher quand le prix des carburants flambe.
Autre facteur clé : les entreprises qui sont fortement incitées à passer à l'électrique avec des avantages fiscaux. Elles représentent à elles seules une voiture sur deux vendue en France.
Sur le papier, les voitures électriques chinoises sont pénalisées par rapport aux européennes, mais cela ne les empêche pas de progresser. Quasi inexistante il y a encore deux à trois ans, elle représente désormais 7% du marché électrique.
Pour freiner cette montée en puissance, l'Europe a mis en place des droits de douane jusqu'à 30 et 40%. Malgré cela, ces modèles restent très compétitifs, souvent mieux équipés et à prix équivalent. Et pour ces marques, prochaine étape : produire directement en Europe pour contourner les taxes.
Donald Trump a ressorti une de ses armes favorites en disant vouloir relever à 25% "la semaine prochaine" les droits de douane sur les véhicules importés aux États-Unis depuis l'Union européenne. Le président américain reproche à l'Union européenne de ne pas respecter l'accord commercial conclu l'été dernier, quelques jours après une dispute avec le chancelier allemand, Friedrich Merz, au sujet de la guerre avec l'Iran.
C'est une très mauvaise nouvelle pour les marques allemandes qui exportent 13% de leur modèle aux États-Unis. Cela représente des milliards par an. En revanche, nos marques françaises Peugeot, Renault et Citroën seront moins impactées car elles sont très peu présentes sur le marché américain qui est le deuxième au monde après la Chine.
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