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Nucléaire : Areva aiguise l'appétit des investisseurs chinois

REPLAY / ÉDITO - Le leader du nucléaire français Areva suscite l'intérêt de nombreux industriels de l'Empire du Milieu malgré un bilan assez négatif en 2014.

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Nucléaire : Areva aiguise l'appétit des investisseurs chinois Crédit Média : RTL | Date :
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Areva doit absolument, et dans les meilleurs délais, se reconstruire un avenir. Ses pertes sont monstrueuses : 5 milliards d'euros en 2014. Ses déboires techniques, en Finlande comme à Flamanville, remplissent un gros cahier d'écolier. Son activité dans la conception et la fabrication de réacteurs est en recul. Une débâcle qui sanctionne des années de guerre intestines au sein de la filière nucléaire française et d'évidentes pertes de savoir-faire.

C'est dans ce cadre qu'elle doit présenter un plan de financement avant l'été et de taille dans l'emploi. Problème : l'État est sans le sou. Reste EDF, qui soupèse le dossier, ou de nouveaux partenaires. Alors pourquoi pas les Chinois ? Philippe Varin, le nouveau patron, a déjà mis sur orbite le plan de sauvetage de PSA avec l'appui de Dongfeng. Il est tout prêt à renouveler l'expérience avec deux grands énergéticiens chinois, des groupes déjà très proches d'Areva dans le transport et la logistique nucléaire.
Quelle place pourraient occuper les Chinois ? Tout dépendra d'abord de la capacité du gouvernement à restructurer une filière française cohérente et efficace. La première option - la plus évidente -, c'est la prise de participation financière de 5 à 10% du capital qui permettrait à l'État de ne pas afficher au grand jour son dénuement mais de renflouer financièrement Areva.
La deuxième option serait la création de co-entreprises avec des opérateurs industriels qui lorgnent des usines et des savoir-faire. Enfin, on peut aussi envisager la vente pure et simple de certaines unités industrielles et techniques.

Ne pas travailler avec le premier client de la planète, c'est accepter de mourir à petit feux

Christian Menanteau
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La France peut-elle y trouver son intérêt ? Areva comme EDF coopèrent déjà pleinement avec les Chinois dans la construction de eux EPR en Chine. Les transferts de technologie sont donc déjà engagés. En réalité, le cœur du dossier est ailleurs : le marché mondial du nucléaire est estimé à 60 nouvelles centrales. La moitié d'entre elles seront chinoises. Ne pas travailler avec le premier client de la planète, c'est accepter de mourir à petit feux.

Par ailleurs, nous disposons encore d'une solide réputation en la matière. Autant la monnayer avec des contreparties industrielles et commerciales. Enfin, relancer Areva, combler ses pertes, exigera beaucoup d'argent. Autant le prendre chez un partenaire qui en regorge. Tout milite pour un sérieux examen du dossier.

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