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Nexter/Krauss-Maffei, une alliance très symbolique

REPLAY / ÉDITO - Les groupes français de Défense Nexter Systems et allemand Krauss-Maffei Wegmann, qui fabriquent respectivement les chars Leclerc et Leopard, ont fusionné.

Christian Menanteau
Christian Menanteau
Crédit : Romain Boé / SIPA / RTL
Nexter/Krauss-Maffei, une alliance très symbolique
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Nexter/Krauss-Maffei, une alliance très symbolique
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Loïc Farge
Loïc Farge

L’Europe a depuis mercredi 16 décembre un nouveau géant de l’armement terrestre : la fusion des groupes français de Défense Nexter Systems et allemand Krauss-Maffei Wegmann. Ce mariage sous le régime de la communauté devrait préfigurer un futur Airbus militaire était très attendu. Grâce à ce croisement de chenilles franco-allemand va émerger le nouveau numéro européen de l’armement terrestre : 2 milliards d'euros de chiffre d’affaires et 6500 salariés hautement qualifiés. Nos pays ne peuvent plus soutenir des industries nationales compétitives. À Paris comme à Berlin, on a besoin de mutualiser les forces.

Au-delà de cet aspect technique et financier, il y a un double symbole : cette fusion est la première alliance industrielle franco-allemande d’envergure depuis la création d’EADS en 1999. C’est aussi le mariage très insolite d’une entreprise d’État, héritière des arsenaux de Colbert, et d’une société familiale allemande.

On ne verra les premiers fruits de cette union que dans une dizaine d’années au mieux

Christian Menanteau

L'intérêt de cette alliance est prioritairement industriel. Le carnet de commande combiné des deux groupes vaut 9 milliards d'euros. Ils travaillent sur des technologies et des productions très proches. La mutualisation de leurs efforts de recherche et développement peut être très productive. Mais il y a aussi un intérêt commercial. Ces deux entreprises, qui sont très dépendantes de commandes contrôlées par les gouvernements, se tirent la bourre depuis des lustres. Elles vont maintenant mieux harmoniser leurs stratégies commerciales. Surtout que pendant au moins cinq ans, les Français et les Allemands vont continuer de produire leurs propres équipements nationaux avant d’établir un catalogue commun et se répartir les technologies sensibles et les charges de travail. On ne verra réellement les premiers fruits de cette union que dans une dizaine d’années au mieux.

Le siège de ce nouvel ensemble sera le long des canaux d’Amsterdam, aux Pays-Bas. Comme Renault-Nissan, Airbus, Air France-KLM et d’autres. Il y a deux raisons essentielles. Un pays neutre permet de réduire les problèmes d’amour propre et les querelles d’ego. Mais surtout parce qu’Amsterdam, c’est le paradis des mariages complexes, le Las Vegas du business. La souplesse offerte aux grandes entreprises par le code des affaires néerlandais, favorise l’intégration financière de sociétés dont les statuts sont très différents.

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