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Les revenus des paysans repartent à la hausse

REPLAY / ÉDITO - Après une forte chute de 22% enregistrée en 2013, le revenu moyen des agriculteurs français devrait augmenter de 1% cette année, d'après l'Insee.

Les revenus des paysans repartent à la hausse
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Les revenus des paysans repartent à la hausse
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Tout indique que nos paysans, finalement, ne s'en sortiront pas trop mal cette année. Leurs revenus devraient augmenter de 1%. Ce sont des chiffres qui font du bien. L'année dernière, la chute avait été de 22%.

Nous serons l'un des rares grands pays agricoles à contre-courant de la tendance. Le revenu moyen des agriculteurs européens devrait baisser de 2%. 

Les viticulteurs rient, les céréaliers pleurent

Attention toutefois à ne pas faire la récolte avant les labours. Cette hausse des revenus masque de très fortes, et parfois douloureuses, disparités selon les activités. Les grands gagnants sont, cette année, les viticulteurs. La France a repris sa place de premier pays producteur. Les gros volumes sont bien valorisés grâce à une politique d'appellation efficace.

L'autre catégorie de paysans qui s'en sort très bien, c'est celle des producteurs de lait. Ce dernier coule en abondance. Les éleveurs bénéficient de prix en hausse, et leurs coûts d'exploitation - notamment l'alimentation animale - est en baisse. C'est la voie lactée vers de meilleurs revenus pour eux.

La hausse des revenus de nos agriculteurs masque de très fortes disparités

Christian Menanteau
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L'agriculture qui pleure, c'est celle des céréaliers. Une fois n'est pas coutume. Ils furent les locomotives de cette économie, avec 62.000 euros de revenus moyens en 2012. L'estimation pour cette année est inférieure à 15.000 euros de revenus annuels.

L'ensemble des grandes cultures (blé, maïs, colza, orge, tournesol...) souffre. Les productions mondiales sont abondantes, les cours à la baisse pèsent sur l'économie de ces exploitations : une descente aux enfants qui n'est que partiellement amortie par la baisse massive des coûts des engrais - dont les factures ont diminué de 6 à 11% -, la baisse des traitements chimiques et le fort recul du carburant.

Pas d'euphorie

Il est donc difficile d'être euphorique pour l'agriculture française. Même si les subventions en équilibre sont toujours là, nos paysans sont maintenant tributaires très régulièrement de l'évolution des marchés mondiaux ou de crises politiques, comme l'embargo russe.

Le revenu de nos agriculteurs, qui sont par ailleurs de moins en moins nombreux dans les champs et les étables, devraient enregistrer un recul de 20 à 45%.

Un autre phénomène souterrain est ignoré totalement par nos responsables : un tiers des fermes tricolores échappent à toute évaluation, tout simplement parce qu'elles sont trop petites pour rentrer dans les statistiques. C'est pourtant là que le monde rural souffre le plus cruellement.

Les repères du jour

- Krach sur le rouble : la monnaie russe s'effondre à un niveau historiquement bas face au dollar et à l'euro. Elle a perdu 50% en six mois.

- La Chine investit dans l'éolien en Europe. Elle va racheter des parts qui appartiennent à EDF en Grande-Bretagne.

La note du jour

5/20 à l'ensemble des banques françaises. Leurs services, jadis gratuits, ne cessent de devenir payants. Tout cela dans la plus grande confusion. La transparence est si faible qu'il devient difficile de mettre les établissements en concurrence quand on est un simple client.

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