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Les groupes pharmaceutiques Pfizer et Allergan officialisent leur union à 160 milliards d'euros

Cette fusion devrait permettre à Pfizer d'alléger sa facture fiscale et devrait être finalisée au deuxième semestre 2016.

En basant le siège de l'entreprise Allergan-Pfizer en Irlande, Pfizer espère alléger sa facture fiscale. (Illustration)
En basant le siège de l'entreprise Allergan-Pfizer en Irlande, Pfizer espère alléger sa facture fiscale. (Illustration)
Crédit : TIMOTHY A. CLARY / AFP
Marine Cluet & AFP

C'est le plus gros projet de fusion annoncé cette année. Ce lundi 23 novembre, les groupes pharmaceutiques Pfizer, connu pour son médicament le Viagra, et Allergan, célèbre pour l'anti-ride Botox, ont officialisé leur projet de méga-fusion dans une opération estimée à 160 milliards de dollars. Soit dix milliards de plus que prévu.

L'opération prévoit que les deux entreprises soient regroupées sous l'entité juridique d'Allergan, qui deviendra la maison-mère, puis renommée Pfizer. Le siège opérationnel de la nouvelle société sera basé à New York, où se trouve actuellement celui de Pfizer, mais son siège administratif restera bien en Irlande. La société sera elle cotée à Wall Street sous le symbole de Pfizer (PFE). 

Le directeur général de Pfizer, Ian Read, 62 ans, dirigera la nouvelle entité, tandis que le directeur général d’Allergan, Brent Saunders (45 ans), en sera le numéro deux. Les actionnaires actuels de Pfizer détiendront 56% de la nouvelle entreprise, et ceux d'Allergan 44%. Le groupe Américain prendra aussi le dessus au conseil d'administration de cette future entreprise, avec 11 membres issus de ses rangs, contre seulement 4 pour Allergan.

Alléger la facture fiscale de Pfizer

Une fusion complexe qui vise à créer le numéro un du secteur pharmaceutique, avec des ventes dépassant 60 milliards de dollars, devrait être finalisée au deuxième semestre 2016. Elle permettra par ailleurs à l'Américain d'alléger sa facture fiscale, puisque l'impôt sur les bénéfices en Irlande est bien plus faible qu'aux États-Unis.

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Selon des sources proches du dossier, Pfizer souhaitait pouvoir échapper aux nouvelles mesures du Trésor visant à rendre difficile l'évitement fiscal des entreprises américaines qui veulent se domicilier à l'étranger par le biais d'acquisitions ou "Tax Inversion". Le laboratoire américain dispose en effet d'un gros trésor de guerre logé à l'étranger et il ne souhaite pas le rapatrier aux États-Unis par peur de payer trop d'impôts.

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