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Des sapeurs-pompiers au cœur des incendies dans le Sud-Ouest de la France le 26 juillet 2026.
Crédit : Alain JOCARD / AFP
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Plus de 2.700 sapeurs-pompiers sont mobilisés pour lutter contre les incendies en Gironde. Il s'agit souvent de volontaires, des hommes et femmes du feu qui ont un travail à côté. Derrière l'uniforme, il y a de simples salariés qui prennent sur leurs vacances, parfois sur leurs temps de travail. En France, 250.000 sapeurs-pompiers sont volontaires. En moyenne, ils s'engagent durant 800 heures par an. Ils représentent trois quarts des effectifs dans les services de secours.
Des entreprises laissent partir leurs employés pour contribuer à cette lutte contre les incendies. Selon un représentant du patronat, cette mobilisation est évidemment encadrée à l'année. Une convention est signée entre le volontaire, son employeur et la caserne des pompiers. Ils identifient des jours d'absence pour que cela ne désorganise pas le travail. Dans certains cas, si l'employé est en intervention, l'entreprise continue de payer le salarié, puis le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) verse une indemnité à l'employeur.
Quel est l'intérêt pour les entreprises ? Autoriser son salarié à partir en intervention contribue à la cohésion d'un territoire, cela représente un engagement civique. Ensuite, le sapeur-pompier volontaire acquiert des compétences, dont la maîtrise des gestes de premier secours et du risque d'incendie. Enfin, de manière plus pragmatique, avoir un soldat du feu volontaire parmi ses salariés, ouvre droit à une réduction des cotisations patronales.
Toutefois, le syndicat des sapeurs-pompiers volontaires alerte sur une situation de plus en plus complexe. Les refus des employeurs sont désormais fréquents. En théorie, le patron ne peut interdire un départ en intervention qu'en cas de nécessité pour le fonctionnement de l'entreprise. Il est souvent difficile de passer outre sa hiérarchie lorsqu'un manager dit non à son salarié pour une intervention urgente.
Le patronat doit prendre ses responsabilités. Les urgences comme les incendies qui ont actuellement lieu dans le Sud-Ouest de la France doivent être une priorité. Les entreprises font partie intégrante de la société, malgré les contraintes qui pèsent déjà sur elles. Ces entités vont devoir contribuer à la lutte contre les incendies qui s'annoncent de plus en plus fréquents avec le réchauffement climatique.
Il y a encore des salariés qui sont prêts à s'engager. Les effectifs de volontaires ont augmenté de 33% en plus de 20 ans. Nos services de secours reposent principalement sur le volontariat. Il faut ainsi valoriser cet engagement qui se fait souvent au prix de compromis sur la vie personnelle ou encore la rémunération.
Lorsque l'entreprise n'accepte pas de verser l'intégralité du salaire aux volontaires en intervention, celui-ci n'est indemnisé que huit euros de l'heure pour risquer sa vie.
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