1. Accueil
  2. Actu
  3. Conso
  4. Le chômage va encore s'aggraver en 2015
1 min de lecture

Le chômage va encore s'aggraver en 2015

Le chômage ne va pas s'améliorer en 2015, avec plus de 100 000 chômeurs supplémentaires, selon les prévisions de l'Unédic.

Des demandeurs d'emploi dans une agence Pôle emploi d'Arras, le 14 octobre 2014
Des demandeurs d'emploi dans une agence Pôle emploi d'Arras, le 14 octobre 2014
Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN
La rédaction numérique de RTL & AFP

Il devrait y avoir plus de 100 000 chômeurs supplémentaires en France métropolitaine en 2015, révèle vendredi 16 janvier l'Unédic, l'organisme paritaire qui gère l'assurance chômage, dans ses dernières prévisions financières.

Précisément, l'Unédic attend 104 000 chômeurs de plus. Ce chiffre correspond cependant à un ralentissement de la hausse du chômage : en 2014, 182 000 chômeurs supplémentaires ont été recensés, rappelle l'Unédic. Fin novembre, Pôle emploi dénombrait déjà 181 000 nouveaux chômeurs, pour un record de 3,49 millions en métropole.

Fin septembre, l'Unédic était plus optimiste et tablait sur 150 000 demandeurs d'emploi supplémentaires pour l'an prochain. Cette dégradation des prévisions s'explique par des "anticipations de conjoncture revues à la baisse". La croissance a ainsi été réévaluée à 0,4% pour 2014 par les économistes, tandis que le gouvernement table sur 1%.

Le déficit de l'assurance-chômage se creuse

En conséquence, le taux de chômage devrait s'établir à 10,3% de la population active métropolitaine en 2015, selon les prévisions de l'Unédic. Ce taux était de 9,9% au 3e trimestre 2014, selon l'Insee.

À lire aussi

"La faible croissance limiterait la progression de l'emploi total, qui serait alors insuffisante pour compenser la hausse de la population active", analyse l'organisme, qui prévoit quand même 23.000 créations nettes d'emploi en 2015.

Les finances de l'assurance chômage devraient s'en ressentir, avec un déficit détérioré pour atteindre 4,4 milliards d'euros. En septembre, l'Unédic ne prévoyait "que" 3,5 milliards.

Mais cela aurait pu être pire. "À fin 2015, la dette aurait été supérieure d'un milliard d'euros sans la nouvelle convention d'assurance chômage" entrée en vigueur au 1er juillet 2014, assure l'organisme paritaire. Les nouvelles règles, approuvées par trois syndicats (CFDT, FO et CFTC) et le patronat, durcissent le régime de certains allocataires, comme les cadres touchant une importante indemnité de départ.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/