1. Accueil
  2. Actu
  3. Conso
  4. Languedoc-Roussillon : le TER à 1 euro n'est pas du goût de la SNCF
2 min de lecture

Languedoc-Roussillon : le TER à 1 euro n'est pas du goût de la SNCF

Sur toutes les lignes TER du Languedoc-Roussillon, le conseil régional propose des places à 1 euro, ce qui ne plaît pas vraiment à la SNCF.

Un TER en gare de Limoges, le 16 décembre 2014 (illustration).
Un TER en gare de Limoges, le 16 décembre 2014 (illustration).
Crédit : PASCAL LACHENAUD / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le conseil régional de Languedoc-Roussillon a annoncé ce lundi 5 janvier la généralisation des places à un euro sur l'ensemble des lignes du TER dans la région, une mesure fraichement accueillie par la SNCF.

Jusqu'à présent, seules certaines lignes étaient concernées par cette mesure, comme les liaisons entre Nîmes et Le Grau-du-Roi, Perpignan et Villefranche-de-Conflent, ou encore Carcassonne-Quillan.

Ce dispositif, impulsé par Georges Frêche, président défunt de la région, entre en application concomitamment avec l'augmentation des tarifs de la SNCF et ne semble guère apprécié par l'entreprise publique qui ne le commercialise pas à ses guichets. Les places sont uniquement proposées sur une interface numérique administrée par la Région.

Il n'y a pas d'engouement à avoir.

La SNCF

"La Région a fait un choix politique, nous le mettons en oeuvre et n'avons pas à le commenter. Il n'y a pas d'engouement à avoir", a déclaré le directeur régional de la SNCF, Philippe Charlot. De son côté, la région a elle regretté la "communication pas extraordinaire" de la SNCF sur ce train à un euro.

À écouter aussi

"Les difficultés ont été telles que nous avons hésité à lancer cette généralisation", a reconnu la vice-présidente de la région délégué aux transports. "C'est dommage, car il s'agit d'un message environnemental, qui va dans le sens du Plan Climat", a-t-elle souligné.

Une hausse de la fréquentation attendue

"Ce n'est pas une mesure symbolique", a renchéri le président de la région Damien Alary, constatant l'économie que peut réaliser le voyageur avec, par exemple, un billet qui passe de 32 euros à 1 euro pour un aller entre Nîmes et Perpignan.

Selon lui, le déficit devrait être comblé par une hausse de la fréquentation, et par une compensation de 3,5 millions d'euros payée par la collectivité à la SNCF, en raison des charges supplémentaires d'exploitation dues à ce nouveau service.

Si toutes les lignes sont concernées, toutes les places ne bénéficient pas de ce tarif. En 2015, 460.000 billets à un euro seront délivrés, soit 1.300 billets par jour, sur un réseau TER fréquenté quotidiennement par 23.000 voyageurs, selon la région.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/