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La zone euro sort de la déflation de justesse

Après quatre mois de baisse des prix, la zone euro est officiellement sortie de la déflation en avril.

Selon Eurostat, l'inflation a été nulle en avril (0,0%) dans l'union monétaire (illustration).
Selon Eurostat, l'inflation a été nulle en avril (0,0%) dans l'union monétaire (illustration).
Crédit : DANIEL ROLAND / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

La zone euro est officiellement sortie de la déflation en avril après quatre mois de baisse des prix, une bonne nouvelle pour la Banque centrale européenne, mais plusieurs facteurs continuent à peser sur l'inflation, dont la très lente décrue du chômage.

L'inflation a été nulle en avril (0,0%) dans l'union monétaire, selon une première estimation de l'office européen de statistiques Eurostat. Elle était passée en territoire négatif en décembre, à -0,2%. La baisse des prix s'était accentuée en janvier (-0,6%) avant de revenir à -0,3% en février et -0,1% en mars.

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Il s'agit d'une bonne nouvelle pour la BCE : pour contrer les risques de déflation, marquée par une baisse durable des prix et des salaires qui pèse sur la reprise économique, elle a entamé début mars un vaste programme d'assouplissement quantitatif, ou "QE", qui prévoit le rachat de plus de 1.000 milliards d'euros de titres de dettes publiques et privées d'ici septembre 2016.

Dans un rapport publié ce jeudi, la BCE souligne avec satisfaction que "les attentes d'inflation en zone euro à long terme se sont reprises". L'objectif de moyen terme de la Banque centrale est de maintenir une inflation proche, mais en-dessous de 2%.

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Mais "on en est encore loin", estime un économiste de Berenberg, pour qui la stabilité des prix observée en avril "ne constitue pas encore un signe d'allègement des pressions déflationnistes, comme nous le rappellent les données du chômage pour mars". Le taux de chômage de la zone euro est en effet resté stable ce mois-là, à 11,3%. C'est "la baisse la plus modeste depuis novembre", souligne même un analyste d'IHS Global Insight.  

Évolution annuelle de l'indice des prix à la consommation depuis 2009.
Évolution annuelle de l'indice des prix à la consommation depuis 2009.
Crédit : I. DE VÉRICOURT/J. BONNARD, JUB/DMK / AFP

Chômage et inflation sont liés : un chômage élevé incite les employeurs à maintenir la pression sur les salaires et, plus généralement, est synonyme de pouvoir d'achat limité pour les ménages. Ce qui à son tour pèse sur la consommation et les prix. Au rythme actuel, la décrue du chômage est "beaucoup trop lente pour peser sur les salaires dans un avenir prévisible", résume un spécialiste de Capital Economics.

La BCE ne doit pas relâcher ses efforts, estiment donc les économistes. "Le principal message en provenance de la BCE pour le moment, c'est qu'elle n'envisage pas de mettre fin de manière anticipée à son programme d'assouplissement quantitatif malgré les signes d'amélioration de l'activité", selon IHS Global Insight, qui prévoit une accélération de la croissance à 0,5% au premier trimestre contre 0,3% au quatrième trimestre 2014.

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