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La nouvelle route maritime de l'Arctique "pourrait révolutionner le commerce mondial" selon François Lenglet

Entre la guerre au Moyen-Orient et le réchauffement climatique, les commerces maritimes sont en pleine transformation. L'économiste dévoile les avantages de la route du pôle Nord en Arctique.

Un morceau de la banquise arctique en août 2023 (Illustration)

Crédit : Olivier MORIN / AFP

Le blocage des détroits a consacré l'itinéraire bis du commerce mondial : la route de l'Arctique

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Le blocage des détroits a consacré l'itinéraire bis du commerce mondial : la route de l'Arctique

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François Lenglet - édité par La rédaction numérique de RTL

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Les routes du commerce mondial sont en pleine transformation, entre la guerre au Moyen-Orient et le réchauffement climatique. Face à ces boulversements, la route maritime de l'Arctique intéresse de plus en plus la marine marchande.

En septembre 2026, 133 navires commerciaux ont relié l'Europe à l'Asie par la route du pôle Nord en Arctique, soit 46% de plus qu'en août et quatre fois plus qu'en 2022 selon le Financial Times. Après l'été les glaces fondent, en septembre elles sont donc moins étendues. Si le chiffre de fréquentation est amené à baisser au cours de l'hiver, ce boom témoigne de l'intérêt croissant que suscite ce nouvel itinéraire. Il pourrait révolutionner le commerce mondial et modifier l'environnement des pôles.

La route a deux avantages. Elle permet d'économiser 30 à 40% du temps, et donc du carburant, par rapport aux routes traditionnelles. Ces dernières empruntent le canal de Suez et, a fortiori, le cap de Bonne-Espérance qui contourne l'Afrique par le sud. La Chine vient d'ouvrir une liaison hebdomadaire en Arctique. Elle annonce 20 jours pour voyager de Ningbo, près de Shanghai, jusqu'à la côte orientale du Royaume-Uni. Autre avantage, la route de l'Arctique permet d'éviter le Moyen-Orient, dont la guerre d'Iran qui affecte la région ainsi que les risques en mer Rouge.

Un enjeu pour les empires américain, russe et chinois

Le nouvel itinéraire est plus ou moins sûr selon les points de vue. Aujourd'hui, même les glaces éternelles ont fondu partiellement à cause du réchauffement climatique, il faut donc naviguer près des côtes de la Russie. Or, l'entreprise russe du nucléaire nommée Rosatom est celle qui délivre le passage et permet de circuler, ce qui explique que les Russes et leurs alliés chinois utilisent le plus ce corridor. 

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Mais l'Amérique est aussi riveraine de l'Arctique par le détroit de Béring au nord. Elle se montre très intéressée par le nouvel itinéraire, et même par toute cette région du monde encore déserte dont le sous-sol serait très riche en hydrocarbures et en minerais. Il est très probable que cet itinéraire se développe. L'Arctique se réchauffe 3 à 4 fois plus vite que le reste du globe, les mers libres de glace toute l'année vont donc s'étendre. 

Des conséquences environnementales

Le vrai problème est environnemental : plus il y aura de la circulation plus cela va accélérer la fonte des glaces, sans compter le risque d'accidents de transport, en particulier des hydrocarbures. Un accident de type marée noire serait catastrophique à cause des dégâts dans la zone et de la difficulté d'accès pour nettoyer. Reste à voir si ces risques seront suffisants pour dissuader les navires et leurs propriétaires. 

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