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La dégringolade du paiement par chèque

REPLAY - Le paiement par chèque séduit de moins en moins de Français qui préfèrent la carte bancaire.

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La dégringolade du paiement par chèque Crédit Image : AFP | Crédit Média : Armelle Levy | Durée : | Date :
Christophe Ponzio
Christophe Ponzio Journaliste RTL

Les Français sortent de moins en moins leur chéquier. Plus que 37 fois par an - 3 fois par mois, selon les tout derniers chiffres de la Fédération bancaire française. Une baisse des transactions de 12% en un an. Et même de moitié, sur les dix dernières années. C'est la dégringolade.
 
Malgré cela, nous continuons à en consommer beaucoup, près de 2 milliards et demi en 2013. Ce qui fait de nous les champions d'Europe : deux chèques sur trois sont signés en France. L'utilisation de la carte bancaire en partie dû à cela. Depuis 2003, les cartes ont dépassé les chèques. Elles représentent maintenant un paiement sur deux. C'est donc le moyen préféré des Français pour faire leurs achats. 

Le chèque apporte un sentiment de liberté

Mais ce déclin s'explique aussi par la montée en puissance des prélèvements et des virements, qui ont pris le dessus depuis 2010. Avec un Relevé d'Identité Bancaire (RIB), plus besoin de perdre du temps à remplir un chèque tous les mois pour, par exemple, la facture d'électricité. 

Pourtant, cela ne veut pas forcément dire que les consommateurs le boudent. Au contraire, il y a un vrai attachement, le chèque apporte un sentiment de liberté au consommateur. Vous choisissez vous-même le moment. Et puis pour le médecin qui ne prend pas la carte, ou la cantine des enfants, il n'y a pas toujours le choix. Sans parler des gros achats refusés à cause d'un dépassement du plafond autorisé par votre carte.

Une guerre loin d'être terminée

C'est d'ailleurs pour ça que le montant moyen d'une transaction par chèque est élevé, un peu plus de 500 euros. C'est 10 fois plus que pour les cartes. Alors qui est l'ennemi du chèque ? Les banques et les commerçants pointent les failles de sécurité. Un chèque en bois, sans provisions, ou contrefait, c'est le cauchemar des magasins. Et ça conduit au fameux : "La maison n'accepte plus les chèques".

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Ça coûte trop cher à gérer, selon les banques. Car c'est gratuit pour les clients. Les établissements ont toujours l'obligation de ne pas les facturer. Bref, la guerre est loin d'être terminée. Rassurez-vous Stéphane, vous risquez de pouvoir continuer à sortir votre carnets de chèques pendant encore de longues années.

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