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La confiture et la compote risquent de devenir des produits de luxe

REPLAY - ÉDITO - Le prix de la confiture grimpe fortement à cause des fruits et du sucre en pleine inflation.

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Crédit : Maxime Villalonga
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Bénédicte Tassart

Les producteurs tirent la sonnette d'alarme : attention, à l'heure du petit déjeuner profitez bien de votre tartine à la fraise ou à l'abricot ou de votre petite compote de pomme quotidienne. Les prix commencent à grimper vraiment très fort en ce moment en cause, les fruits et le sucre.
Les fruits d'abord : regardez la framboise, 65% de rendement en moins cet été et une inflation sur le prix de 25% parce qu'il a fait très chaud cet été été, les vagues de chaleur qu'on a connues en Europe ces derniers mois. Ce n'est pas bon du tout pour l'industrie du fruit. Pareil pour la cerise. Pareil pour les pommes, les pommes françaises ont un très beau succès à l'exportation, les prix ont augmenté de 20 à 50% selon l'espèce. Les fruits jaunes, les pêches et les abricots qu'on transforme, eux, viennent d'Espagne, nos fruits à nous et bien on les consomme frais, tout de suite. En Espagne, même constat : pas beaucoup d'eau cet été et des températures records. Le prix affiche 10% de plus.

Le cours du sucre remonte

Il y a aussi le sucre. Oui parce que dans une confiture traditionnelle il y a la moitié de sucre, un peu moins dans les confitures allégées. Le sucre jusqu'à cette année avait un cours qui baissait bien, mais ça remonte depuis le début de l'année et c'est plus dû à de la spéculation qu'au véritable constat sur l'offre et la demande. Toutes les matières premières comme le sucre, mais aussi le café, le cacao, le blé ou encore le soja sont la proie en ce moment de spéculateurs. Les banques et les fonds d'investissements manipulent les chiffres, à tel point que pour le cacao, un Britannique s'est vu attribué le surnom de Chocofinger, allusion à Goldfinger parce qu'il a fait fortune en rachetant des tonnes de cacao pour les revendre ensuite plus chères. Les prix ne sont pas stables du tout et ça, c'est mauvais pour les industriels du secteur des confitures et des compotes.

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