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L'hôtellerie française en plein trou d'air

ÉDITO - L'organisation de l’Euro de foot n'a pas suffit : 2016 s’annonce d'ores et déjà comme une année noire pour l’hôtellerie en France.

L'entrée d'un hôtel à Paris
L'entrée d'un hôtel à Paris
Crédit : AFP / Jacques Demarthon
L'hôtellerie française en plein trou d'air
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L'hôtellerie française en plein trou d'air
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Loïc Farge
Loïc Farge

Avec une baisse moyenne de 10% de son chiffre d'affaires, l'hôtellerie est certainement l’un des plus secoué de l’économie française cette année. Les 17.000 hôtels de l'Hexagone ne sont évidemment pas tous affectés de la même façon. Les plus touchés en termes de géographie sont à Paris et sur la Côte d’Azur. Les plus secoués en termes de fréquentation et de business sont les établissements haut de gamme et de Luxe. Ces derniers ont vu s’évaporer leurs clientèles aisées d’Amérique, d’Asie mais aussi du Moyen-Orient. De très beaux établissements n’auront pas rempli plus de la moitié de leurs chambres cet été.

L’ombre du terrorisme pèse lourd, mais ce n’est pas le seul facteur. Il y a le Brexit et le climat d’instabilité générale qui freine les dépenses. Les grèves jouent aussi. Le haut de gamme est particulièrement sensible à l’air du temps, d'autant que 50% des visiteurs des hôtels français sont étrangers. L’autre élément, c’est la montée en puissance des hébergements alternatifsAirbnbAbritel et les plateformes Internet comme Leboncoin. Elles ont de plus en plus de succès auprès du tourisme familial, et cela affecte en priorité les hôtels dont les prix de chambre oscillent entre 50 et 150 euros la nuit.

Le paysage n’est pas tout noir : il y a un grand nombre de projets de qualité en cours

Christian Menanteau

Peut-on espérer un redressement  à court terme ? Pas avant 18 à 24 mois, prédisent les experts. Il y a même des risques de faillites dans les mois à venir pour les établissements les moins bien structurés. Ces hôtels, qui ont été récemment crées ou rachetés, souvent très chers, à Paris ou dans le Midi avec de gros emprunts, n’ont plus les recettes nécessaires pour couvrir leurs investissements.

Mais le paysage n’est pas tout noir : il y a un grand nombre de projets de qualité en cours, et cette industrie reste tonique. Il y a eu 2 milliards de transactions cette année. Cela signifie l’arrivée de nouveaux acteurs, dynamiques et ambitieux, et qui devraient tirer cette activité (globalement 16 milliards de chiffre d'affaires) vers le haut. De quoi rassurer un peu les 150.000 salariés du secteur.

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