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L'Espagne devra faire des choix de politique économique complexes

REPLAY / ÉDITO - Le verdict des élections en Espagne et la fin du bipartisme va rendre compliqué la formation d’un gouvernement efficace. Cela menace-t-il le dynamisme retrouvé de l’économie du pays ?

L'Espagne devra faire des choix de politique économique complexes
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L'Espagne devra faire des choix de politique économique complexes
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Loïc Farge
Loïc Farge

Les gouvernements de coalition ne sont pas réputés les plus efficaces en termes de gestion économique. Notre voisin, qui remonte la pente à une vitesse assez impressionnante depuis vingt-quatre mois, va devoir faire des choix de politique économique complexes. Un mariage de la carpe et du lapin qui ressemble beaucoup aux problèmes français sur deux dossiers clé. Premier défi : à quel rythme assainir les déficits ? Nos deux pays portent une dette qui frise les 100% de la richesse nationale, et des déficits budgétaires proches ou supérieurs à 4%.

Second  défi : comment relancer activement le marché du travail ? Nos deux pays doivent impérativement faire reculer le chômage. Si Madrid est beaucoup plus efficace que nous en termes de création d’emplois, ceux-ci sont précaires et 21% de sa population active est toujours sans emploi.
L’Espagne s'est démarquée par son dynamisme en Europe. Ses performances sont tout à fait singulières. Comme nous, ce pays n’a pas encore retrouvé sa forme d’avant la crise de 2007, mais il est en phase d’accélération certaine. Ce n’est pas par hasard que les grands constructeurs automobiles français et allemands y ont beaucoup investi. Ce n’est pas par hasard non plus que le commerce extérieur espagnol progresse et nous taille des croupières sur les marchés internationaux.

L'Espagne n’a pas encore retrouvé sa forme d'avant la crise, mais elle est en phase d’accélération certaine.

Christian Menanteau

Toute une série de réformes lui ont redonné une bonne compétitivité globale. Cela se traduit par une croissance de l’activité très tonique : 3,2% cette année, et au moins 2,5% en 2016. Pour mémoire, nos performances prévisionnelles sont respectivement de 1 et 1,5%. C’est ce socle qui, dans un premier temps, a stoppé les destructions d’emploi et qui depuis dix-huit mois permet des créations de postes.

Peut-on s’inspirer de l’exemple espagnol ? Sur un plan global, non. Nos structures industrielles commerciales et financières sont assez peu semblables. En revanche, on doit s’inspirer des mesures espagnoles qui ont prouvé leur efficacité. Tout milite pour que l’on suive de très près l’expérience que va traverser Madrid : elle pourrait préfigurer les épreuves et les mouvements que la France pourrait connaitre dans un avenir proche.

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