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L'argent de la prostitution

REPLAY / ÉDITO - La Commission Européenne souhaite que ses membres évaluent le poids de la prostitution dans leurs économies.

L'argent de la prostitution
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Depuis des lustres, il s'est développé une affirmation selon laquelle la prostitution était une activité créatrice de croissance. Comme le sujet est socialement sensible et économiquement polémique, la Commission veut examiner ce postulat.

Selon une première étude, les résultats sont assez impressionnants. Il y aurait en France 37.000 prostitués dont 85 % de femmes qui pour la grande majorité (62%) travaillent via Internet, 30% dans la rue et 8 % dans les salons de massages. Cette population produirait un chiffre d'affaires annuel de 3,2 milliards d'euros. Ce qui par extrapolation signifierait des gains annuels moyens de 87.000 d'euros par prostituée.

Des chiffres suffisamment importants pour convaincre l'Espagne, l'Italie ou la Grande-Bretagne de les intégrer dans le calcul de leur richesse nationale. Pour les Italiens, l'intégration de la prostitution et des trafics d'alcool et de tabacs a ainsi fait basculer l'économie d'une situation négative à une croissance théorique de 0,1%.

Un important coût social ?

En France, pour l'heure, l'INSEE au nom de la morale, refuse catégoriquement d'intégrer ces données. Drogues, prostitution et activités grises sont exclues des calculs qui définissent notre richesse collective ou notre croissance. Pour l'INSEE la prostitution n'est pas une prestation de services librement consenti comme le soutiennent certains experts mais l'exploitation des personnes les plus fragiles et les plus précaires.

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Dans le même esprit, les pouvoirs publics n'ont jamais évalué le coût économique et social de ces activités pour la collectivité. Le coût social de la prostitution serait assez colossal : 1,6 milliard d'euros par an selon l'étude. Pour obtenir ce chiffre, les experts ont additionné ce qui leur apparaît comme des coûts spécifiques. D'abord les frais médicaux liés à ces activités. On note ainsi une consommation près de 5 fois plus importante de médicaments que la moyenne des Français. Ensuite, les coûts de police, de justice, d'administration pénitentiaire. Puis les assistances sociales : hébergements d'urgence, CMU, RSA etc.

Enfin, l'évasion fiscale qui représenterait 850 millions. L'argent de la prostitution échapperait en grande partie aux circuits de l'économie régulière. La limite de ces évaluations c'est que ces chiffres comparent les activités et les coûts sociaux de la prostitution avec un monde parfait où le concept même de prostitution n'existerait pas et où l'argent de cette activité irait spontanément dans des dépenses dites vertueuses.

La note du jour

13/20 à la bonne idée de la de la direction des systèmes d'information de l'État. Elle va abandonner ses projets informatiques pharaoniques pour mettre l'accent sur des améliorations permanentes qui elles sont réellement efficaces. Économies attendues : 800 millions d'euros.

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