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Salaire, mutuelle... Pourquoi le nouveau congé de naissance risque de décevoir les parents à la rentrée

Les nouveaux parents ont droit à un congé supplémentaire de naissance depuis le 1er juillet. Ces deux semaines supplémentaires s'accompagnent toutefois de certains inconvénients qui pourraient surprendre les premiers bénéficiaires du dispositif à la rentrée.

Un bébé portant une couche (illustration)

Crédit : DIDIER PALLAGES / AFP

Naissance, salaire, durée... : comment fonctionne le nouveau congé de naissance qui entre en vigueur ce 1er juillet 2026

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La rédaction numérique de RTL

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Depuis le 1er juillet, les parents ont droit à un nouveau congé lors de la naissance ou de l'adoption d'un enfant. Celui-ci s'ajoute aux congés maternité, de 16 semaines, et paternité, de 28 jours, et peut être pris simultanément ou en alternance avec l'autre parent. Ce nouveau congé de deux mois supplémentaires risque toutefois de décevoir les bénéficiaires.

La rémunération du nouveau congé est dégressive, ce qui pèse sur la fiche de paie. Le premier mois, elle descend à 70% du salaire net et à 60% le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, dont la valeur mensuelle s'élève à 4.005 euros au 1er janvier 2026. L'indemnisation des congés maternité et paternité est aussi calculée en fonction du salaire, dans la limite de ce plafond et en retirant un taux forfaitaire. Celle du congé parental avoisine les 450 euros mensuels.

A titre d'illustration, un parent bénéficiant d'un salaire brut de 4.005 euros lors des trois derniers mois précédant son congé parental percevra un revenu net d'un peu moins de 2.200 euros le premier mois et 1.900 euros le second mois.

Un manque à gagner complété par l'employeur ?

Les contours de ce nouveau congé de naissance au sein de l'entreprise restent à définir. Si les employeurs maintiennent parfois le salaire lors des congés maternité et paternité, ils ne sont obligés de faire de même avec le congé supplémentaire. Un accord collectif ou une convention peuvent potentiellement mettre en place ce maintien dans une entreprise, encore faut-il que des négociations aboutissent.

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De leur côté les employeurs n'ont pas d'intérêt financier à compléter le salaire des employés en congé parental. 

Le salarié privé de mutuelle pendant deux mois

Au-delà d'une partie de leur salaire, les nouveaux parents qui décident de bénéficier du congé parental n'auront plus accès à leur mutuelle et prévoyance d'entreprise. Leur contrat de travail étant suspendu pendant ces deux mois, c'est aussi le cas des cotisations. Pour maintenir cette couverture, ils devraient payer leur part de salarié mais aussi la part du patron.

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