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Ferdinand Piëch perd sa bataille à la tête de Volkswagen

REPLAY / ÉDITO - Ferdinand Piëch, aux commandes de Volkswagen depuis 1993, a perdu le violent bras de fer qu'il avait engagé à la tête du géant de l'automobile allemand. Il a démissionné de son poste de président du conseil de surveillance du groupe.

Ferdinand Piëch perd sa bataille à la tête de Volkswagen
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C'est Dallas chez Volkswagen. Un violent bras de fer a opposé le petit-fils du fondateur au reste de la famille. Une bataille qu’il a perdu mais qui choque et inquiète l'industrie allemande. Car Volkswagen, c'est le porte-drapeau de la réussite du " Made in Germany". Une entreprise qui domine le monde de l'automobile avec des performances insolentes, plus de 10 millions de véhicules vendus sur les cinq continents en 2014, des bénéfices opulents de 11 milliards, en hausse de 20 % et une réputation indestructible. Son chiffre d'affaire est équivalent au PIB de la Grèce. Mais Volkswagen, c'est aussi le symbole du modèle Rhénan : celui de cogestion avec les syndicats, de la balance entre souci d'efficacité industrielle et politique sociale. 

C'est enfin, l'exemple de la présence discrète mais réelle de la puissance publique dans une grande entreprise. L'État-Région de Basse-Saxe est un actionnaire de poids – 20 %- et surveille le parcours de Volkswagen comme le lait sur le feu. Intéressant d'ailleurs au moment même où la polémique entre M. Macron et M. Ghosn bat son plein sur le cas Renault-Nissan. On comprend pourquoi les responsables économiques allemands s'inquiètent des turbulences qui secouent ce géant. 

Une longue histoire de haine

L'héritage familial : la lutte feutrée qui oppose les Porsche fondateurs du groupe et les Piëch leurs cousins germains. Depuis 1930, ils partagent pouvoir, fortune et détestation. Une tragédie grecque à la sauce germanique. Ferdinand Piëch, s'occupe de Volkswagen depuis 1993 quand Porsche, grisé par les résultats financiers de ses bolides lance une OPA sur le cousin. Les responsables de la marque de sport ratent leur coup et le cousin Ferdinand, qui quelques années plus tôt avait séduit l'épouse d'un frère Porsche, ce qui lui avait permis de mettre la main sur 5% du constructeur de bolides, contre-attaque. En deux temps trois mouvements, il prend le volant de la pépite automobile. Un succès qui appelle la vengeance actuelle avec la mise à l'écart du président du Conseil de surveillance.

Le constructeur est sur une trajectoire industrielle et commerciale exceptionnelle. Le groupe allemand propriétaire de douze marques de Bugatti, Bentley à Audi en passant par Skoda et Seat  et par les camions Man et Scania, a tous les atouts pour devenir le constructeur numéro un mondial de véhicules. À une condition, progresser aux États-Unis. Un choc des égos et une trop longue guérilla qui pourraient avoir de douloureuses conséquences sur la marche du champion.  

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