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Énergie : le déclin du raffinage s’accentue en France

REPLAY / ÉDITO - Selon l’Ufip, les raffineries françaises ont enregistré une perte de près de 3,5 milliards d'euros en six ans, due entre autres à la chute de la demande.

Énergie : le déclin du raffinage s'accentue en France
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Énergie : le déclin du raffinage s'accentue en France
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Les raffineries françaises sont sous pression. Selon le rapport annuel de l’Union françaises des industries pétrolières, cette activité est sur le fil du rasoir. Cette fois, on ne peut plus le cacher : nos huit raffineries nationales ont perdu 3,5 milliards d'euros en six ans. Tout indique que la situation ne va pas s’améliorer.

Elles sont en France utilisées à 79% de leur capacité. C’est pire ailleurs en Europe, où 25 des 79 installations existantes sont potentiellement condamnées d’ici quinze ans.

Quatre piliers

Si l’on examine l’ensemble du dossier au niveau de la zone euro, on constate que quasiment toutes les raffineries sont pénalisées sur les quatre piliers qui soutiennent cette industrie 
1/ Le marché : il est en baisse partout. La demande est en chute de 15% en France sur cinq ans.
2/ L'achat de pétrole brut. Nous ne sommes pas compétitifs par rapport aux conditions dont bénéficient les nouvelles installations dernier cri du Moyen-Orient ou d’Inde.
3/ Le prix de l’énergie, qui constitue plus de 30% du coût de fonctionnement d’une raffinerie, est désormais incomparablement plus faible aux États-Unis, qui bénéficient du gaz et du pétrole de schiste. 
4/ Les contraintes réglementaires sont plus lourdes et coûteuses en Europe que dans les autres grands ensembles économiques.

Une France sans raffinerie ? C'est un scénario de science-fiction

Christian Menanteau

Il faut donc se préparer à des fermetures de raffinerie en France. On imagine mal notre pays immunisé des problèmes qui touchent tous nos voisins. En 2014, la Grande-Bretagne, la Suisse et l'Italie ont fermé au moins une raffinerie. Dans l’Hexagone, sur les huit implantations - dont cinq sont opérées par Total -, les pertes moyenne sont supérieures au 1/2 milliard par an.

Le raffinage, une activité stratégique

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Dans cette activité, le pétrolier a perdu 200 millions d'euros l’an dernier, dont 150 pour la seule unité de La Mède qui travaille très en-dessous de son seuil de rentabilité. Il est donc très prévisible qu’au moins une fermeture, celle de cette unité proche de Marseille, se profile à l’horizon.

Peut-on imaginer un jour une France sans raffinerie ? Non ! Ça, c'est un scénario de science-fiction. Le raffinage est une activité stratégique. En revanche, on devra probablement en réduire le nombre pour garantir l’équilibre économique de celles qui vont demeurer en activité.

Socialement, les grands pétroliers ont démontré qu’ils avaient les capacités d’assurer ces transitions. Reste aux pouvoirs publics à définir une stratégie de long terme dans ce domaine.

La note du jour

03/20 à Marisol Touraine. Par manque de coordination, on va jeter 30.000 kits de dépistage du cancer colorectal, tout juste commandés en Alsace, et des milliers ailleurs. La ministre de la Santé sera la donc première à organiser le traditionnel mois du dépistage sans aucun instrument pour le faire. Pas banal.

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