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Diesel : une facture très salée pour les automobilistes

ÉDITO - Le choix du gouvernement d'augmenter la fiscalité du diesel met en lumière la culture de la taxe, dominante en France.

Un véhicule roulant au diesel (illustration)
Un véhicule roulant au diesel (illustration)
Crédit : AFP / Archives, Thomas Samson
Diesel : une facture très salée pour les automobilistes
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Diesel : une facture très salée pour les automobilistes
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Loïc Farge
Journaliste

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé en début de semaine que la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) allait augmenter de 2,6 centimes par litre de gazole "chaque année pendant quatre ans". La logique est claire : il s'agit d’accélérer la convergence des prix des carburants. Dans quatre ans, un plein de gazole sera théoriquement au même prix que celui de l'essence. La mise en oeuvre aurait pu se faire par une baisse des taxes sur l'essence (cela aurait été pour le plus grand bien des automobilistes). Mais sans surprise, cela se fera par une hausse de la TICPE. Cela est tout à fait classique dans un pays comme le nôtre où la culture de la taxe est dominante.

Ces hausses vont aussi s'additionner avec celle prévue de la composante carbone qui, elle, est en train d'évoluer. Sur le fond, personne ne doit quand même tomber de sa chaise : c'est conforme aux annonces de Nicolas Hulot et du premier ministre. Mais cela posé, la ponction sur le pouvoir d'achat des consommateurs sera au quotidien sensible : 80% du carburant vendu dans l'Hexagone est du gazole. Pour les finances publiques en revanche, ce sera de belles recettes en perspective (on parle ici de milliards d'euros).

Recul spectaculaire des ventes de diesel

Si ce mouvement avait une profonde ambition écologique, le gouvernement en aurait profité pour annuler les déductions de TVA pour les véhicules de sociétés diesel et n'aurait pas épargné les routiers, les taxis, les ambulances, les paysans ou les pêcheurs des hausses à venir.

Dommage : la France consomme cinq fois plus de gazole que d'essence. En revanche, si c'est pour accélérer le nouveau cycle industriel qui attend l'industrie automobile, le coup pourrait réussir. Nous vivons, en effet, un tournant majeur: les ventes de diesel connaissent aujourd'hui un recul spectaculaire (47% du marché, contre 75% en 2013).

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Pour l'ensemble de la filière - des raffineries aux constructeurs, en passant par les garagistes -, c'est une option économique initiée il y a trente ans qui s'effondre. Avec des conséquences qu'il va falloir très vite anticiper. Notamment l'avenir du marché de l'occasion particulièrement actif en France. On constate déjà en Allemagne une décote de 30% sur les véhicules diesel. Pour des millions de Français, c'est tout simplement l'annonce d'une perte financière future.

Les plus

- Le taux du Livret A devrait être maintenu à 0,75% pour aider le financement des HLM.

- Notre économie a créé 81.400 emplois nets au deuxième trimestre, selon l'Insee. Au total, plus de 300.000 ont été en douze mois (un record depuis quinze ans). Le plein emploi chez les cadres tire leurs salaires vers le haut.

La note du jour

15/20 à Nicolas Decayeux. Cet industriel va relancer à titre personnel le site Whirlpool d'Amiens. L’accord de ré-industrialisation a été signé avec la bénédiction des syndicats.

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