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Dépenses absurdes, entorses au droit du travail... Le premier café géré par une intelligence artificielle vire au fiasco

En Suède, un coffee shop a confié sa gestion à une intelligence artificielle. Stocks mal anticipés, dépenses absurdes, entorses au droit du travail : l’expérience montre surtout, pour l’instant, les limites très concrètes de l’IA.

L'intelligence artificielle (illustration)

Crédit : Geralt via Pixabay

Le premier café géré par une intelligence artificielle vire au fiasco

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Le premier café géré par une intelligence artificielle vire au fiasco

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Pierre Herbulot - édité par Alexian Giron

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Tandis que le pape Léon XIV s'inquiète de la menace que pourrait représenter l'intelligence artificielle pour l'humanité, une expérimentation va potentiellement le rassurer. Pour gérer un café, l'IA est nulle. 

Une première mondiale. À Stockolm en Suède, Mona, la patronne d'un coffee shop est en réalité une intelligence artificielle, qui tourne avec Gemini, le moteur de Google. Elle gère les stocks, les ressources humaines, ou encore la création de nouvelles recettes. Sauf qu'elle fait aussi beaucoup de choses de travers. À commencer par la commande des ingrédients. C'est la base dans la restauration. Il faut avoir suffisamment de produits de côté pour faire tourner la boutique sans avoir à faire un réassort tous les matins. 

Mais Mona oublie sans arrêt de prendre du pain pour les sandwichs. En revanche, elle achète du saumon, des œufs et de la sauce tomate en quantités industrielles alors qu'aucun de ces ingrédients n'est utilisé dans l'établissement. 

L'objectif de cette expérience : laisser l'intelligence artificielle en autonomie et voir ce qu'il se passe

Comment est-ce possible de se tromper à ce point ? C'est un souci de mémoire, dans tous les sens du terme pour les représentants d'Andon Labs, l'entreprise derrière ce projet. Mais c'est également l'objectif de cette expérience : laisser l'intelligence artificielle en autonomie et voir ce qu'il se passe. La société suédoise n'a pas été déçue en lui confiant 200.000 couronnes (monnaie suédoise, ndlr), équivalent à 20.000 euros, que Mona a dépensé dès les premiers jours en signant un contrat d'électricité sur trois ans. Pour être autonome, elle est autonome. 

Elle a également un problème avec le droit du travail. En particulier concernant le droit à la déconnexion. Elle a par exemple écrit des mails au milieu de la nuit aux serveurs. L'IA a aussi demandé à l'un d'entre eux de payer de sa poche l'une de ses commandes. 

Certes la machine échoue, mais elle apprend vite. Elle sait lorsqu'elle fait une erreur et la corrige. Dans un futur proche, il y aura potentiellement des patrons de café robot qui seront compétents. Le cœur du sujet étant les questions éthiques que cela ferait émerger. 

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