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Lors de l'hommage à Alfred Dreyfus, Emmanuel Macron appelle à la vigilance face au "retour de l'odieux antisémitisme"

Le chef de 'État a rendu hommage, ce 12 juillet, au capitaine Dreyfus, 120 ans après sa réhabilitation par la Cour de cassation. Chaque année, cette date sera ainsi commémorée.

Le président français Emmanuel Macron fait une déclaration à la presse à son arrivée à Porto Montenegro, à Tivat, le 5 juin 2026, en amont du sommet UE-Balkans occidentaux.

Crédit : Elvis BARUKCIC / AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

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Un appel à la "vigilance" face au "retour de l'odieux antisémitisme". Emmanuel Macron a rendu hommage ce dimanche 12 juillet à Alfred Dreyfus, officier juif condamné à tort au terme d'un procès retentissant à la fin du XIXe siècle, ainsi qu'à tous ceux qui luttèrent pour sa réhabilitation et poursuivent aujourd'hui le combat contre l'antisémitisme, en pleine résurgence en France. 

Lançant un appel à la "vigilance" face au "retour de l'odieux antisémitisme", Emmanuel Macron a également demandé que les noms des Justes soient apposés sur les lieux où ils ont protégé des Juifs de la "barbarie nazie". 

"Face à ce retour de l'odieux antisémitisme, la vigilance est un devoir de tous les instants", a-t-il affirmé. "Il est temps désormais que sur chaque maison, chaque immeuble, chaque lieu où des Juifs furent abrités, hébergés et sauvés soient apposés les noms des Justes qui les sauvèrent de la barbarie nazie", a-t-il ajouté, appelant "toutes les municipalités de France à faire leur cette entreprise".

À Paris, le chef de l'État a ainsi présidé la première journée nationale de commémoration de la reconnaissance de l'innocence d'Alfred Dreyfus, 120 ans jour pour jour après la décision de la Cour de cassation. La cérémonie a eu lieu tout près de la Cour, sur l'île de la Cité, en présence des descendants d'Alfred Dreyfus, de représentants de l'État et d'élus.

Accusé de haute trahison en faveur de l'Allemagne - alors ennemi juré de la France - sur la base de fausses preuves, Alfred Dreyfus fut condamné à la déportation à perpétuité le 22 décembre 1894 dans un climat politique enflammé par un antisémitisme profondément enraciné. Entre son arrestation en octobre 1894 et sa réhabilitation officielle le 12 juillet 1906, il va connaître deux procès et le bagne sur la redoutable île du Diable.

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