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Burger King à l'assaut de Quick : la dernière bataille du hamburger

REPLAY - ÉDITO - Décidément le marché du burger aiguise les appétits des entreprises de restauration. Les grandes batailles pour occuper ce marché se multiplient. C'est au tour de Burger King de vouloir dévorer Quick.

Burger King à l'assaut de Quick : la dernière bataille du hamburger
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Burger King à l'assaut de Quick : la dernière bataille du hamburger
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Loïc Farge
Journaliste

Le coup de fourchette dans l’assiette de Quick n'est qu’une demi-surprise. Le hamburger est le produit vedette de la restauration rapide en France. Par facilité, par souci d’économie aussi, les burgers sont en passe de s’imposer comme les pièces maîtresses des menus à moins de 10 euros. Cet engouement n’a pas échappé aux acteurs du secteur : de Bocuse, qui propose avec succès des burgers dans ses établissements lyonnais (où  ils représentent la moitié des ventes), à Buffalo Gril, qui lance les Buffalo Burger urbains, notre appétit pour les petits pains à la viande semble insatiable. Nous en avons dévoré un peu plus d’un milliard l’an dernier.

Aujourd'hui, un sandwich sur deux consommé en France est un burger. En 2000, le rapport était de un pour neuf. Une évolution aussi rapide et aussi profonde qui explique l’excitation des grands acteurs et les batailles de territoires à venir.

Burger King repart de zéro

Burger King est un revenant. Le géant américain avait abandonné le marché français. Il ne le jugeait pas assez rentable. Mais ça, c’était avant. Depuis, il a compris que la fringale des Français pouvait rapporter gros. Il est donc revenu sur le champ de bataille, avec des objectifs élevés : vendre 20% des burgers achetés en France. C’est assez audacieux quand on repart de zéro.

Car pour remplir de tels objectifs il faut au moins 400 enseignes. Cela tombe bien c’est exactement le nombre de restaurants que possède la chaîne Quick. Le mariage du Whopper et du Quick’n'Toast : voilà la nouvelle arme de guerre pour mener l’assaut de l’empire McDonald's et de ses 1.400 implantations.

Quick perd pied

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Cette opération devrait clore un étonnant dossier. Un plat dont le goût n’a jamais été très clair. Quick a été racheté par la Caisse des Dépôts et Consignations en 2006. Pourquoi le bras financier de l’État français s’est-il installé aux fourneaux de Quick ? Pourquoi le gardien de l’épargne nationale s'est-il senti une vocation de restaurateur ? On l'ignore.

On sait seulement que le vendeur, le milliardaire belge Albert Frères, très introduit en France, en a tiré près de 750 millions d'euros. Il est peu probable que le contribuable retrouve cette somme. Quick fait bien moins d’un milliard de chiffre d'affaires. La chaîne perd pied face à la concurrence, et elle a 600 millions de dettes. Il y a peu de chance que Burger King offre à chaque Français un Whopper de consolation.

La note du jour

05/20 Alain Vidalies. Le ministre des Transports a donné son feu vert à deux lignes à grande vitesse (LGV) dont les rapports d'intérêts, comme ceux de la Cour des Comptes, démontrent l'inanité. Financièrement, écologiquement et démocratiquement, ce n'est pas une opération brillante.

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