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Auto : difficile pour PSA d'investir en Chine

ÉDITO - PSA a ouvert ces dernières années cinq usines en Chine, mais son objectif d'y vendre un million de voitures ne sera pas atteint. Le groupe essaye de réorienter sa stratégie en Asie pour limiter la casse.

Des ouvriers assemblent un véhicule Peugeot dans une usine de PSA
Des ouvriers assemblent un véhicule Peugeot dans une usine de PSA
Crédit : STR / AFP
Auto : difficile pour PSA d'investir en Chine
03:15
Auto : difficile pour PSA d'investir en Chine
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micros
La rédaction numérique de RTL

PSA n’est plus menacé, mais le constructeur français reste fragile, comme en témoignent ses mésaventures en Chine. Son patron Carlos Tavares rêvait d’y vendre un million de voitures, mais l’objectif ne sera pas atteint.

Les ventes en Chine, déjà en recul de 16% en 2016, s’afficheront en baisse de 37 % pour 2017. L’an dernier, le groupe tricolore n’y a écoulé que 387 000 véhicules. Deux fois moins qu’en 2015, année du grand retour de la marque.

L’âpreté de la concurrence, le dynamisme des compétiteurs et l’inadéquation de l’offre aussi, bloquent le compteur de PSA. Et même si les quelques signes positifs qui apparaissent se confirment, les automobilistes chinois ne signeront au mieux que 500 000 bons d’achat cette année.

Aucun grand constructeur ne peut faire l’impasse sur l’Extrême Orient. La Chine et plus largement l’Asie, même si elles sont encore rebelles aux productions de PSA, sont un horizon indépassable. Cette zone est tout simplement le principal marché de la planète.

PSA a vu grand en Chine

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Le problème c’est la transition. Le constructeur, qui a vu grand, y dispose de cinq usines, capables de produire 1 million de véhicules. Un outil industriel surdimensionné. Coûteux, il pèse sur la stratégie à court-terme du français tenu par ses engagements avec son actionnaire-partenaire, le géant local Dongfeng. 

Ce constructeur devrait rester offensif sur l’ensemble de l’Asie. Mais avec une approche un peu plus nuancée : l’entreprise va élargir sa palette. C’est déjà en cours avec une percée sur le marché des pièces de rechange. PSA ambitionne de servir les 130 millions de véhicules en circulation en Chine. Pour y parvenir il s’est offert un grand distributeur local. 

PSA va également prendre le contrôle du deuxième constructeur de Malaisie. L’acquisition de cet industriel va permettre à PSA d’y fabriquer des Peugeot 3008 et des Citroën C5. Une plateforme qui va surtout lui ouvrir, sans droits de douanes, le plantureux marché du Sud-Est asiatiques, ses 600 millions d’habitants et ses 5 millions de ventes annuelles. Deux mouvements qui devraient alléger le poids et les contraintes du seul marché chinois et attendre des jours plus fastes.

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