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Air France : travailler plus pour gagner autant, l'entreprise lève le voile sur les propositions faites aux syndicats

REPLAY / ÉCLAIRAGE - La compagnie aérienne veut mettre en place trois contrats de travail différents, avec des rémunérations variables selon les efforts consentis.

Xavier Broseta le 5 octobre 2015
Xavier Broseta le 5 octobre 2015
Crédit : AFP/E.Piermont
Travailler plus pour gagner autant : Air France lève le voile sur les propositions faites aux syndicats
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Bénédicte Tassart & Gregory Fortune

Air France rend publiques les propositions qu'elle fait à ses salariés pour tenter de sortir de la crise qui a mené la compagnie au bord de la faillite. Le DRH du groupe, Xavier Broseta, donne une longue interview au Parisien, ce lundi 26 octobre. Air France propose trois contrats de travail différents sur le principe du donnant-donnant, d'abord pour les pilotes, puis pour les hôtesses et stewards. Ces trois contrats visent à davantage de productivité. Soit le salarié fait des efforts de productivité, il atteint l'objectif et conserve son salaire actuel, soit il dépasse l'objectif, travaille plus que réclamé et gagne plus. Soit il refuse cette hausse de la productivité et son salaire diminue. 

Le DRH d'Air France propose également aux personnels navigants davantage de maîtrise de leur planning, avec un logiciel qui leur permettra de formuler des demandes comme ne pas travailler le lundi ou commencer après 10 heures et davantage d'argent via l’intéressement et la participation. Avec tout cela, il n'y aura pas de suppression de postes car de la croissance sera générée, explique Xavier Broseta. Des embauches sont même envisageables. 

J'ai été le visage de la France, mais quel visage ?

Xavier Broseta, DRH d'Air France

Xavier Broseta est "l'homme à la chemise arrachée". C'est la première fois qu'il prend aussi longuement la parole depuis les violences du comité d'entreprise. Visiblement très marqué. Il n'a pas regardé les images ; "Ma fille est révoltée, déclare-t-il. Je lui dis que c'est le prix à payer parfois pour la démocratie. Le monde est fou. J'ai été le visage de la France, mais quel visage ?". Il ajoute : "Nous ne sommes pas dans un esprit de vengeance". Dix-huit salariés sont concernés par les procédures de sanction, dont six pour des agressions physiques

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