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7 millions d'euros perdus : les 10.000 particuliers qui ont investi dans Duralex ne seront pas remboursés

Duralex ne remboursera pas les 10.523 particuliers qui avaient investi 7 millions d'euros via la plateforme Lita fin 2025. La reprise de la verrerie par Cédric Meston permet de sauver 155 emplois, mais laisse les investisseurs sans perspective de récupérer leur mise. Une enquête a par ailleurs été ouverte à Orléans, avec des perquisitions déjà menées.

L'entreprise Duralex (image d'illustration)

Crédit : Romain Gautier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Les 7 millions d'euros placés fin 2025 par 10.523 particuliers dans la verrerie Duralex ne seront pas récupérés. L'information a été confirmée jeudi 15 octobre par Julien Benayoun, cofondateur et directeur général de la plateforme de financement participatif Lita, qui avait porté cette levée de fonds. 

L'entreprise, placée en redressement judiciaire en juin, a été reprise mercredi par l'entrepreneur Cédric Meston. Cette reprise permet la poursuite de l'activité du site de La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, avec 155 emplois conservés sur environ 220.

Selon Julien Benayoun, "les 10.523 investisseurs Lita vont perdre leur investissement" et les 7 millions d'euros collectés vont "être perdus". L'investissement moyen s'élevait à 372 euros, avec un plafond fixé à 1.000 euros par particulier.

Lancée en novembre 2025, la collecte devait soutenir le redressement de Duralex. Le dirigeant de Lita rappelle qu'il s'agissait d'un placement "très risqué", avec un taux d'intérêt annuel évoqué de "8% bruts" sur une durée de sept ans. Dès l'ouverture de la procédure, il avait précisé que ni le capital ni les intérêts n'étaient garantis en cas d'échec de l'entreprise.

Une enquête ouverte par le parquet d'Orléans

Dans une lettre consultée par l'AFP, Cédric Meston dit être "désolé" de la situation des investisseurs particuliers. Les titres ont été émis par la coopérative, "qui reste une société distincte de la nôtre. Leur sort dépend de la procédure collective et de la liquidation de la SCOP, sous le contrôle du mandataire judiciaire, pas du repreneur. Je ne peux vous promettre un remboursement", a-t-il écrit.

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Le repreneur affirme donc ne pas pouvoir promettre de remboursement. Il propose en revanche aux particuliers concernés de venir passer une journée dans l'usine historique et de recevoir des produits Duralex et Tupperware, pour un montant proportionnel à leur investissement initial.

Le parquet d'Orléans a ouvert une enquête, sans préciser à ce stade les infractions visées. Il a toutefois indiqué que des perquisitions avaient été menées, notamment au siège de Duralex.


La plateforme Lita se réserve le droit de porter plainte. L'ancien directeur général de la verrerie, François Marciano, figure de la reprise en Société coopérative et participative, ainsi que son fils Antoine, nommé directeur financier, pourraient notamment être visés par la procédure. Leur avocat, Me Pierre Lalanne, a assuré que ses clients "démentent toute implication dans d'éventuelles malversations".

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